L’histoire de THYSDRUS ( suite 3 )

  • Auteur(s) : Jexpire
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  • Publié le : mardi 30 mars 2004

En bref

ou El jem ...


D ’autre part une importante promotion politique couronna cette ascension . En effet la cité acceda au rang de municipe avant de devenir une colonie honoraire vers le milieu du IIIe siècle , ce qui l’assimila à Rome au plan du statut . Mais c’est le rôle de premiere grandeur qu’elle joua dans la révolte de 238 qui reflète le mieux son essor exeptionnel . les évènements de 238 , dont les thysdritains prirent l’initiative , eurent un retentissement considérable tant à l’échelle de l’afrique qu’à celle de tout l’empire puisqu’ils aboutirent à la chute de l’empereur régnant Maximin et à l’accession des Gordiens au pouvoir . Ce sont les poursuites et les brimades subies par les « juvenes « ( milices de jeunes ) de Thysdrus qui aboutirent à la révolte . Ceux-ci organisèrent un complot et des émeutes dont le résultat fut le massacre du procurateur du fisc er la proclamation en tant qu’empereur de Gordien , gouverneur de la province .
Après s’être illustrée au cours des évenements de 238 , Thysdrus subit des represailles qui laisserent des traces dans beaucoup de ses édifices et compromirent son essor jusque vers la fin du IIIe siècle . Mais ce déclin ne fut ni brutal ni irrémédiable . La crise surmontée , la ville donna de nombreux signes de vitalité au cours de l’antiquité tardive : nouvelles adductions d’eau , restauration des grands thermes , organisation de jeux d’amphithéatre et d’autres spectacles ainsi que des banquets et de distributions d’argent par des mécenes etc....

Par ailleurs la communauté chrétienne dont l’existence à Thysdrus est attestée de bonne heure par Tertullien , a laissé peu de traces , dans l’état actuel des fouilles , en dehors des mentions d’evêques aux principaux conciles , de quelques épitaphes , de restes effacés d’une chapelle , de nombreuses lampes et de carreaux de terre cuite servant de revêtement aux basiliques .

De même l’évolution de la ville à l’époque byzantine est peu connue . La seule découverte notable est celle d’un important trésor de 200 pièces en or du VIe siècle . La ville semble s’être singulièrement rétrécie , se concentrant apparement dans la partie occidentale du site . La plupart des monuments qui ornaient la cité classique ont été abandonnés . Seul le grand amphithéatre , transformé en forteresse . dominait la ville morte et la ville nouvelle .
Celle-ci , ayant perdu son rôle de capitale économique régionale au profit de Sufetula
( Sbeitla ) n’est plus que l’ombre de la cité puissante et prospère de l’époque romaine . Seul l’amphithéatre continua à être melé aux grands évènements vécus par le pays depuis la fin de l’antiquité jusqu’à l’époque moderne et contemporaine . En effet , en 647 , les rescapés de l’armée byzantine battue par les arabes trouvèrent refuge dans ce grand monument , à la fin du VIIe siècle Hassan Ibn Noomane y assiégea La Kahena , fameuse princesse berbère ( lire le recit de Annibal sur le site relatant l’histoire de La Kahena ) personnifiant la résistance autochtone à la conquête arabe , plus tard , au début du XIIIe siècle le prince almoravide Ibn Ghania dut renoncer au siège du monument où s’étaient réfugiés des Almohades , l’entreprise s’était avérée vaine , les habitants de l’agglomération qui s’est formée aux pieds du monument à partir du XIIIe siècle ont trouvé à plusieurs reprises à cette forteresse providentielle léguée par l’antiquité , les conditions propices des retraits stratégiques et de la protection .

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