Gimont : Reveil.

  • Auteur(s) : Camus
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  • Publié le : lundi 13 décembre 2004

En bref

Un hennissement me sort de ma reverie. De Sfax je me retrouve a Gimont en un clin d’oeuil. Le lait livre, je me retouve a la ferme, puis au chateau, tout s’est passe dans mon imagination, comme chaque fois, que j’ai un travail qui me permet la meditation.


10eme episode.
Resume. je m’acclimatte a l’ecole d’agriculture a Gimont, pourtant la conduite, les manieres, le mutisme et les intrigues d’Eden m’enervent. Son caractere change constament, et voila que ma copine Jude me quitte sans raison apparrentte.

- Tu peux l’emmener. Faites la ktouba ( ecritures des fiancailles), et vous etes libres. Le mariage aura lieu quand vous aurez dix-huit ans.
C’est papa qui fait son entrée. On s’embrasse, on fait l’accollade. Papa, c’est un jeune eternel. Toujours pret a offrir une solution. Tony sourit de plaisir. Elle recoit une aide innattendue. Tony a change. C’est une belle jeune fille. Quand nous etions ’amis’ elle avait peur des baisers, de crainte de pecher. Quelle difference avec les filles ’crues’ de Gimont. Tony est une fille bien elevee, comme on n’en voit a Sfax. Si elle etait plus agee, et moi aussi, je l’aurai epousee et on serait parti ensemble. Et adieu, Jude qui change de couleur comme un cameleon, et Eden qui malgres son nom parait etre le demon.
— Que dit-tu papa ? Es-ce permis ?

Un hennissement me sort de ma reverie. De Sfax je me retrouve a Gimont en un clin d’Å“uil. Le lait livre, je me retouve a la ferme, puis au chateau, tout s’est passe dans mon imagination, comme chaque fois, que j’ai un travail qui me permet la meditation...

M. Antonio m’envoie chercher une charrue chez Fernand, le paysan voisin. Les paysans francais sont toujours, ou tres occuppes, ou assis au soleil. C’est le cas de Fernand, qui se la coule douce et m’invite a casser la croute, c’est a dire manger une grande tranche de pain a la confiture, et de boire un verre de vin. Le tout prepare a la maison.
— Venez nous aider au battement du foin, lundi prochain, demande-t-il.
— D’accord ! Deux personnes suffiront ?
— Oui.
— Je demanderai l’autorisation a M. Antonio.

Le soir, assis sur le bord du mur qui close la place devant la Maison Blanche, j’entends des voix venant du sentier allant vers la prarie. Je me retoune et voie Eden qui marche en direction du hameau. Elle porte la longue robe noire, a laquelle il manque un petit triangle de tissus a l’ourlet. (Voire Episde 2 : L’ombre d’Eden). A cent metres derriere elle, Pachyderme et Ourson la suivent. Ils n’elevent pas la voix, mais le vent transporte des bribes incomprehensibles de leur dialogue. Je ne me fais pas martel en tete. Chacun est libre de se promener n’importe ou.

Trois heures et demi plus tard, nous organisons des recherhes. Le directeur est intrigue de l’absence des trois promeneurs. Il est tard, et personne ne s’eloigne a une heure avancee, sans raison, et sans avertir. Je me dirige dans la direction du hameau. Et apres un quart d’heure de marche, je retouve les deux balaises, Ourson et Pachyderme assis sur un tronc d’arbre coupe. Ils sont enerves, et je ne les comprends pas, parcequ’ils parlent les deux en meme temps. Apres maints efforts, j’ arrive a les calmer.

Et voila ce qu’ils me racontent :
— Eden nous a demande de l’emmenner au cinema, au hameau voisin, me dit Ourson. Nous avons accepte, mais pour ne pas attirer l’attention, elle a avance. J’ai achete des gateaux pour la gater. Pendant le film, je l’ai caressee de-ci de-la, mais voila que j’ai vu Pachyderme la peloter de son cote. J’ai fais contre mauvaise fortune bon cÅ“ur, et j’ai attendu la fin du film, que je n’ai pas suivi, pour tirer les choses au clair.
— J’ai achete le tiquet d’Eden, poursuit le recit Pacyderme cette fois, et je l’ai serree contre moi en route et elle ne m’a pas repousse. Content de ma bonne aubaine, je pensais etre paye de retour. Mais j’ai devoile qu’elle se jouait de nous deux. J’ai demande des explications, elle nous a dit de la laisser reflechir.
— Asseyez vous ici. Je demande a Cupidon de guider mon choix, et dans dix minutes, l’un de vous sera mon meilleur ami, et le second mon bien-aime. C’est ce qu’elle a dit.
— Elle vous a eus, je leur fais remarquer. Et depuis quand, vous l’attendez ?
— Une heure.

Nous retouvons Eden au chateau. Elle venait de prendre sa douche, pendant que les pigeons l’attendaient. Elle ne portait plus les memes vetements.
— Eden, ta robe de tout a l’heure, t’allait a ravir, je fais la remarque ironiquement.
— Oui mais je me suis accroche a une branche, et elle a une dechirure.
Je mets la main dans la poche et en sort un triangle de tissus noir. Elle est toute etonnee. Aussi bien que moi elle sait que ce morceau de tissus a ete dechire il y a deux mois, et pas ce soir.
— Tiens ! Laisse les deux balaises tranquilles. Tout le monde n’est pas aussi bien eleve que moi. Certains risquent de s’enerver.

( A suivre )

  • > Gimont : Reveil. , le 14 décembre 2004, par FREDIB

    m. antonio par ci.m.antonio par la.quand est ce que tu va meler m.berrurier,et m. alfred le coifeur ?

    • > Gimont : Reveil. , le 16 décembre 2004, par Camus

      Freddy, au fil de l’histoire qui est veridique, tu trouveras des surprises. Pourquoi imiter San-Antonio, si j’ai une belle histoire, des fois sensuelle des fois gaie, d’autres fois triste, mais pleine de piquant.

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