La circoncision de GABRIEL-DAVID SIMEONI DESVIGNES

  • Auteur(s) : Abraham, Camus
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  • Publi le : jeudi 11 mars 2010

En bref

Abraham est grand-père. Mazel Tov !

Quand le MOËL fit la Brith-Mila j’ai ressenti la brûlure du bistouri

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Le bébé dans mes bras



8 MARS 2010.
Une JOURNÉE BIEN PARTICULIÈRE.
BRITH MILAH PAR ALBERT.

Ce matin, premier lundi de la semaine, jour de l’ouverture des Sépharims, est un jour un peu spécial pour moi. Levé depuis 6 heures du mat, j’ai fui mon lit pour aller à la salle de séjour.
J’entends, par la porte fenêtre de mon salon le gros camion qui vide les bacs à ordures. Il fait encore nuit et pour moi il fait déjà jour.

C’est un jour très spécial. Je suis sans trac, je reste zen. Du moins jusqu’à midi.
Un midi bien particulier puisque je vais remplir un rôle pour la troisième fois de ma vie.

Une mission sacrée dictée par la loi de Moïse, être SANDAK .Je vais être celui qui pendant quelques minutes, assis et revêtu de mon taleth, va tenir mon second petit fils dans mes bras. Lui tenir ses petits jambes frêles afin que le MOHEL accomplisse la plus grande Mistswa que la torah nous a ordonné de faire, la BRITH MILAH, la circoncision, l’alliance de tout mâle né juif avec D ieu.

Le huitième jour réglementaire est arrivé. Donc, je vais me préparer pour remplir cette fonction.
Ma femme s’est levée aussi une demi plus tard et avec gestes précis, elle a tiré mon beau costume de l’armoire. Ma chemise est accrochée au dossier d’une chaise et ma cravate nouée attend gentiment qu’elle vienne m’enserrer le cou.

C’est un jour un peu spécial, une matinée qui n’arrive pas souvent mais elle est là aujourd’hui.
Aujourd’hui, on m’a élu SANDAK par la volonté de mon gendre, inspiré par D ieu.

Une tache qui m’honore d’autant plus que le bébé porte mon nom. Donc, je vais assister à la BRITH de mon petit fils qui porte mon nom. Un peu comme s’il était mien.
C’est un moment un peu spécial. Un moment pas comme les autres qui me rempli de joie.

Une joie douce, flottant au dessus de ma tête comme un halo, comme l’halo du SAINT POLICIER.

C’est des minutes un peu spéciales qui prennent toutes leur dimensions parce que les minutes d’après seront communes. Alors, ces minutes spéciales je vais les vivre avec mesure et surtout les apprécier. J’ignore quand j’en aurai d’autres mais je profite de celles là, bien présentes en attendant par la grâce d’ Achem, d’autres pour le futur.
Si d’ici là, le contrat de la vie me donne l’opportunité de remplir un autre rôle.

Il est 9 heures 55 et ma femme m’ordonne de me costumer. Tout est sur le lit.
Tout en m’habillant je mets la vidéo de Raoul Journo, ye mtââr. Histoire de mettre de l’ambiance.

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L’YSBA SYNA

Avant dans notre pays, les femmes encombraient la chambre de la nefcha, une feuille spéciale avec des versets de la torah, la feuille de la brith EST ACCROCHÉE AU DESSUS DU LIT DE LA MAMAN. Aujourd’hui, fini la tradition, la maman et le mari arrivent en voiture, le bébé dans son landau.

Ma femme, une vraie pin up s’habille, je profite pour lui faire une gentille remarque que je ne vous dévoilerai pas, pas même en rêve. Je suis prêt et elle n’est pas encore prête. Je maitrise mon impatience sinon dariba. ‘...Mes chaussures, elles sont où... ?’ Même çà tu ne peux pas te baisser pour les prendre... !’ Je suis heureux, c’est la première remarque de la journée. En tant que SANDAK, je me la ferme mais je note pour dans .....dix ans. Si je me rappelle l’incident des chaussures.

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La salle de lma Syna

Enfin, 10 heures 30. Arrive ma belle sœur en voiture, elle ne connait pas le trajet.

10 heures 45, elle klaxonne, elle est là, et nous voilà partis. Tica Tica. Vers Yerres. Pas demain.

Nous arrivons au lieu dit LA GRANGE DES BOIS. Un immense parking. On pénètre et là, plusieurs bâtiments se découvrent à nos yeux. Plutôt plusieurs maisons en bois.
Un froid vif malgré un soleil éclatant, nous surprend dans ce coin de la campagne.

Mais la chaleur était dans nos cœurs.
La syna est là, toute la structure est en bois et ma première réaction est de dire ‘...Elle ressemble à la petite maison de la prairie... !’ J’avais vu juste puisque les invités ont eu la même impression.

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Les Tables sont prêtes

Plusieurs portes s’ouvrent à nous. Nous qui sommes les premiers, un demi tour du pâtée en bois et enfin nous poussons la porte de la syna. Le personnel s’affaire et la maitresse des lieux, la femme du traiteur, met la dernière touche sur le buffet.

Je fais le tour du buffet, tout est abondant, j’en ai pour mon fric.

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La Synagogue

Un rapide coup d’œil me présente l’intérieur de la syna. Très coquette et elle vous donne l’envie de prier du soir au matin. Voici un plan parce que comme par hasard mon appareil photo m’indique qu’il n’a plus de mémoire i tayeh sadou amin.

la syna 1.

Les premiers invités arrivent ma mére HAYE, ma sœur et son mari.
D’autres suivent pas très loin, la famille de ma femme.
Un quart d’heure plus tard, arrive la grande voiture blanche des parents avec leurs enfants.

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RAPHAEL ET VALERIE LES PARENTS

Le petit est dans sa poussette bien emmitouflé. Tout le monde rentre dans la salle.


MAMAN ET SON ARRIERE PETITS FILS EMMANUEL
.

J’en profite pour cadrer maman et son arrière petit fils, légèrement surpris d’apprendre qu’il a une arrière grand-mère, Emmanuel, lui dit ‘...Mais tu es qui toi... ? ‘Moi, je suis la maman de ton papi... !’. Les présentations sont faites avec qqs remarques, du genre ‘...C’est normal qu’il ne me connaisse pas, tu me l’as jamais apporté à la maison, je t’ai élevé toi le grand avec respect et pour respecter ta maman en lui apportant mes arrières- petits enfants... ! NON... !

Tout cela devant mes enfants et mon gendre. J’ai noté les remarques et j’en reparlerai au paradis avec elle. En bon fils respectueux, je ne dis rien, je suis SANDAK. Un sandak qui a payè sa place réservée avec une joie immense. In yabboiu él flouss bahda el ahfidat... ! A quoi sert l’argent en coparaison aux petits enfants... !’

Je suis sur des charbons ardents, je ne vois pas le couple Meyer. Je sors et ressort plusieurs fois alors que tous les invités sont là dans la syna.

Enfin, je vois mon ami et sa femme apparaitre. Là mon angoisse disparait. S’évanouit, mais mon ami...
Bon, je ne dis rien, il est là bien là. Sans lui j’aurai reporté la brith ....pour ne heure plus tard.

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La 1ère et la 4ème générations

Il sera celui qui va immortaliser toute l’opération brit milah. Mais il faudra attendre un peu, parce qu’il doit les développer. Rassuré, Meyer et moi allons prendre place devant la téba. Le rabbin et là et le Mohël est prêt depuis MIDI

Et voilà que je crois deviner la venue de MAMILI et son Jules. Là, je sautille de joie mais hélas, en se rapprochant, le couple se transforme, c’est ma belle-mère Rachel et son fils. Rada kbira.
Je rentre vite dans la syna.

Mais là, je ne peux continuer à raconter parce qu’il manque les photos que j’attends.
Donc, le reste pour très bientôt.

Le nom de mon petit fils... ????
GABRIEL-DAVID SIMEONI DESVIGNES.
Il porte le prénom de mon père.
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  • > La circoncision de GABRIEL-DAVID SIMEONI DESVIGNES, le 11 mars 2010, par Joseph

    Félicitations au petit Gabriel, à ses parents, ses grands parents et son arrière grand-mère.
    Bravo pour ce récit, on attend avec impatience la suite.
    Camus et Abraham, merci pour votre fidélité.

  • > La circoncision de GABRIEL-DAVID SIMEONI DESVIGNES, le 11 mars 2010, par Camus

    Albert a dit : quand le moël fit la brith-mila j’ai ressenti la brûlure du bistouri

    Comme je te comprends mon cher SANDAK. Quand mon petit fils Moshé a subi la même coupure, ma fille Osnath est tombée dans les pommes, c’est à dire dans mes bras.
    J’ai été six fois SANDAK, j’ai été chaque fois purifié de mes péchés. En fin de compte je suis devenu sage.
    Mabrouk et félicitations à la famille SIMEONI-DESVIGNES et une grande bise à ta maman et à vous tous, bien sûr, surtout au bébé.

  • > La circoncision de GABRIEL-DAVID SIMEONI DESVIGNES, le 11 mars 2010, par Nathan

    Mabrouk aux grands parents, parents et bien sûr Gabriel le principal acteur.
    Avec Camus et Breth on ne peut s’attendre à moins que ça.

    Contraire au petit Gabriel j’ai eu la chance d’être né circoncis et le rabbin n’avait plus qu’a faire semblant de la raccourcir en faisant une petite blessure question de me faire chialer devant le monde.

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