RENCONTRE D ’UN SECOND TYPE 12°La Suite....
12°.
‘...Bien, je note et à demain... ! Au revoir.... ! Albert... !’
‘...Bonne nuit Claudine... !’
Je raccrochais sous cette ‘...Bonne nuit... ! ’ Satisfait et soulagé de la démarche de mon entreprise. J’évacuais d’un seul coup et mon stress et mon trac.
Une nuit encore à ruminer, à repasser dans ma tête, comme un écolier à la veille d’un examen important, les questions qui trottaient dans ma tête, sachant pertinemment que j’en oublierai la moitié à l’heure de l’entrevue. Ce que je craignais le plus n’allait pas tarder à trouver les réponses à mes questions.
J’avais surtout peur que la vérité ne tourne au cauchemar une fois celle là dévoilée et surtout qu’elle ne me laisse pas dans une situation inextricable.
L’intelligence et les bonnes dispositions de Claudine à nous rencontrer, me réconfortaient. Cette femme là est d’un naturel franc et je remerciais le ciel d’avoir une interlocutrice encline à soulager mes doutes.
Le sort en était jeté et ce concours de circonstance, ma rencontre de Albert son fils, allaient sceller durablement une grande affiliation dont je n’imaginais pas l’ampleur et ces bienfaits.
Par un détour que seul le maktoub en a le secret.
J’attendais avec impatience le moment de rendre visite à Claudine Seknasy. J’avais pris soins au préalable de m’alourdir de mon vieil album de photos afin d’appuyer ma thèse.
L’aventure commençait.
Durant tout le trajet en métro qui nous amenait chez Claudine, nous n’avions pas échangé un seul mot. J’avais le cÅ“ur serré et l’angoisse régnait en maître.
Je souhaitais ardemment que tout ce déroule bien dans la plus parfaite harmonie.
J’étais aussi convaincu, dans mon for intérieur que toutes mes questions allaient trouver des réponses positives. Par contre, si ce qui me tourmentait depuis 15 jours, s’avérait exact, j’ignorais comme donner suite aux événements qui se présenteraient à moi, à nous, ma femme et Claudine. Je repoussais l’idée d’un échec qui laisserait un goût amer sur ma langue et sur tout ce que j’avais pu imaginer dans ma solitude. Je refoulais ce pessimisme en mettant en avant la réussite de ma folle entreprise.
L’impossible devenait possible. J’y croyais.
Mes pensées s’arrêtèrent devant le portail du 58 avenue Mac Donald.
Ma femme se tenait à mes côtés.
Une légère pression sur le bouton de l’interphone et la voix de Claudine se fit entendre.
‘...Claudine, bonjour, nous sommes là ... !’
‘...Bonjour Albert, je vous ouvre... !’
A suivre.