Akeidat Itzhak : Le sacrifice d’ Itzhak.

  • Auteur(s) : Camus
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  • Publié le : dimanche 9 octobre 2005

En bref

La ballade émouvante du sacrifice d’Itzhak, que nous lisons a Roch Achana. Abraham âgé de 137 ans, avait surmonté avec succès neuf épreuves de difficulté ascendante. Il lui restait désormais à affronter l’épreuve déterminante, équivalente à elle seule aux neuf précédentes.


Abraham âgé de 137 ans, avait surmonté avec succès neuf épreuves de difficulté ascendante. Il lui restait désormais à affronter l’épreuve déterminante, équivalente à elle seule aux neuf précédentes.

L’Éternel apparut à Abraham et l’appela.
-  Me voila, répondit Abraham
-  Je t’ai imposé de nombreuses épreuves et tu les as toutes surmontées. Maintenant, prends ton fils et fais le monter en offrande sur la montagne !
-  Mon fils ? demanda Abraham
-  Ton fils Itzhak, la prunelle de tes yeux, fut la réponse

Oked vé anéékad vé amizbéah.

L’immolant, l’immolé et l’autel d’immolation.

-  Prends Itzhak sur la montagne au-dessus de laquelle tu apercevras la présence divine. Elle sera illuminée par les Nuées de Gloire.

L’esprit d’Abraham fut frappé de demandes et de doutes : sacrifier Itzhak ? N’était-ce pas contraire à la promesse divine l’assurant qu’Itzhak serait son héritier ? Comment l’Éternel pouvait-il exiger un sacrifice humain ? Cependant, Abraham se retint d’énoncer ces questions. Sans la moindre hésitation, il se prépara à accomplir le commandement du Seigneur Hachem.

Oked vé anéékad vé amizbéah.

L’immolant, l’immolé et l’autel d’immolation.

Le lendemain a l’aube, Abraham se leva pour préparer le bois destiné au feu de l’autel.
-  Nous reviendront assez vite, dit Abraham a sa femme Sarah.
-  Que le seigneur vous garde ! repondit la maman inquiete. Abraham ne prit que des branches parfaites, délaissant celles que les vers avaient rongées. Il fendit lui-même le bois et chargea l’âne de son bât, refusant de laisser ces tâches à ses serviteurs dont c’était habituellement l’office. Dans son immense amour pour l’Eternel, Abraham s’était imposé de veiller lui-même aux préparatifs.

Oked vé anéékad vé amizbéah.

L’immolant, l’immolé et l’autel d’immolation.

Il appela ses serviteurs et tous ensemble, accompagnés d’Itzhak, se mirent en chemin, avant le lever du soleil. Ils marchèrent pendant trois jours avant de découvrir la montagne dont l’Éternel avait parlé.
-  "Mon père, voilà bien le feu et le bois... Mais où est l’agneau du sacrifice ?
-  L’Éternel Lui-même pourvoira à l’agneau du sacrifice, mon fils. Comptons sur sa Lumière qui nous illuminera.

Oked vé anéékad vé amizbéah.

L’immolant, l’immolé et l’autel d’immolation.

Le troisième jour, Abraham remarqua une montagne que rayonnait un nuage de feu allant de la terre au ciel : elle était entourée des Nuées de Gloire.
-  Que vois-tu ? demanda-t-il à Itzhak
-  Je vois la présence divine sur la montagne, répondit-il.
-  Que voyez-vous ? demanda-t-il aux serviteurs ?
-  Nous ne voyons rien, fut leur réponse
-  Si vous ne voyez rien... restez ici avec l’âne jusqu’à notre retour.

Oked vé anéékad vé amizbéah.

L’immolant, l’immolé et l’autel d’immolation.

Abraham déchargea l’âne du bois dont il était porteur et l’accumula sur l’épaule d’Itzhak. Il prit en main le feu et le couteau et ils se mirent à gravir ensemble la montagne. Parvenus au sommet, Abraham et Itzhak édifièrent l’autel.

Abraham lia sur l’autel les mains et les pieds de son fils, disposa le bois et prépara le feu.

Oked vé anéékad vé amizbéah.

L’immolant, l’immolé et l’autel d’immolation.

Il regarda Itzhak droit dans les yeux, tandis que ses larmes coulaient sur lui... Les yeux d’Itzhak regardaient droit dans le ciel... Il avait les larmes aux yeux et un ravissement dans le cœur... Abraham raffermit son bras... Se saisit du couteau... En examina le fil et...

Oked vé anéékad vé amizbéah.

L’immolant, l’immolé et l’autel d’immolation.

Au moment même où il posa le couteau sur le cou d’Itzhak, l’âme de celui-ci quitta son corps... C’est alors qu’il entendit une voix venue du Ciel : " Abraham ! ... Ne porte pas la main sur ton fils ! " Lorsque Itzhak entendit les mots : Ne porte pas la main sur ton fils », son âme revint dans son corps.

Oked vé anéékad vé amizbéah.

L’immolant, l’immolé et l’autel d’immolation.

-  Maître de l’Univers, dit Abraham, lorsque Tu m’as ordonné d’offrir Itzhak en sacrifice, j’aurais pu te faire remarquer que Ton ordre était en contradiction avec Ta promesse. Mais je n’ai rien dit afin d’exécuter Ta volonté. Si mes enfants viennent à pécher dans l’avenir, Souviens-Toi du Sacrifice d’Itzhak et retiens Ta colère et pardonne-leur !
-  Souviens-Toi du Sacrifice d’Itzhak, retiens Ta colère et pardonne-leur !

Oked vé anéékad vé amizbéah.

L’immolant, l’immolé et l’autel d’immolation.

-  Je pardonnerai leurs péchés lorsqu’ils sonneront le Shofar devant Moi le jour de Roch Hachana... Retourne-toi ! Abraham se retourna aussitôt et remarqua un bélier, retenu par ses cornes dans les buissons.
-  "Le peuple juif sonnera le Shofar qui est fait de la corne d’un bélier et il lui sera pardonné par le mérite du zèle. que tu as témoigné en m’offrant ton fils", expliqua l’Éternel.

Oked vé anéékad vé amizbéah.

L’immolant, l’immolé et l’autel d’immolation.

Ce bélier avait été préparé la veille du Shabbat des 6 jours de la création pour être offert en sacrifice à la place d’Itzhak. Ses cornes le retenaient captif dans les buissons. Tout au long du jour, il resta prisonnier des fourrés : dès qu’il parvenait à se dégager, il était de nouveau retenu par d’autres arbustes.

Il étendit ses pattes en direction d’Abraham, comme pour lui montrer qu’il voulait être libéré. Abraham le détacha du buisson dans lequel il se trouvait pris et il l’offrit en sacrifice à la place d’Itzhak.

Oked vé anéékad vé amizbéah. L’immolant, l’immolé et l’autel d’immolation.

-  Le Seigneur t’épargnera à l’avenir de pareilles épreuves, promirent les deux archanges Ynon et Iliya.

D’apres Rivka Ouzi.

  • > Akeidat Itzhak : Le sacrifice d’ Itzhak., le 14 octobre 2005, par guilat51

    camus gmar hatima tova

    tu peux donner des artshot sur la bible domage que tu exploite pas ce metier d’apres mon avis tu peux faire tout ;a part ca j’ete a ton ex ville dimona pour faire mes condeleances a la famille taib qui sont de la famille de mon grand frere victor le decede c’est dede taib za"l c’ete un bon ami a moi aussi.

    • > Akeidat Itzhak : Le sacrifice d’ Itzhak., 14 octobre 2005, par Camus

      Je te souhaite ainsi qu’à tous mes amis une Gmar Hatima Tova. A tous sans exception.

      Ce récit que j’ai écrit, est le même presque mot a mot, que nous lisons tous les matins avant la prière de Sahrit. Je me suis basé sur un article écrit par Rebecca Houzi, j’y ai ajouté des phrases, effacé d’autres. Je l’ai majoré du refrain : Oked vé Anéékad que nous chantons a Rosh Achana dans la complainte "Et Sha’aré Ratsone"(Au moment ou le ciel nous écoute).

      D’après moi, c’est très émouvant, et j’ai été étonné que personne n’a lu cette jolie prose, mais je comprends mes amis. Toutefois je préfère le chant de Rosh Achana "Et Sha’aré Ratsone" sur le même sujet, que je traduirai si D. veut l’année prochaine.

      J’ai été peiné d’entendre le décès de Dédé Taïeb, le fils de Victor (zal). Il habitait à Sfax, près de la synagogue Dèbbir, sur la route de Téniour. Nous étudions ensemble chez le rabbin Masliah.

      Est-ce que tu connais Yeoudith Sitbon-Abermann qui habite je crois a Guiva’at Nili, près du kibboutz Régavim ? On m’a dit qu’elle est membre de Amit, et je la recherche.

      • > Akeidat Itzhak : Le sacrifice d’ Itzhak., 14 octobre 2005, par guilat51
        natan gmar hatima tova oui judith aberman je l’a connait tres bien elle ete avec moi il y a 6 ans en tunisie elle ete dans mon grouppe et elle habite a guivat nily a cote de reguavim.

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