Annibal nous a quitté

  • Auteur(s) : Joseph
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  • Publié le : mardi 2 mai 2006

Nous apprenons le décès de Henri Fitoussi, connu sur ce site sous le pseudonyme de Annibal.
Henri a quitté ce monde hier. Henri Fitoussi a contribué, par ses articles, a l’enrichissement de ce site et ses écrits figurent parmi ceux qui sont les plus consultés sur Tunecity.
Au nom de tous ceux qui l’ont connus, je présente à sa famille nos plus sincères condoléances
Joseph
  • > Annibal nous a quitté, le 9 mai 2006, par Susy
    Mes condoleances a la famille Fitoussi ! paix a son ame.
  • > Annibal nous a quitté, le 3 mai 2006, par FREDIB
    Mes sincères condoléances a la familles Fitoussi ,et un grand merci a Abraham , qui me l’a fait mieux connaître.
  • > Annibal nous a quitté, le 3 mai 2006, par Nathan
    Mes sincères condoléances a la famille Fitoussi. Je n’ai pas eu cette chance de connaitre Henri mais j’ai eu le plaisir de lire ses articles que j’ai beaucoup aimer.
    -  Que son âme repose en paix Amen.
  • > Annibal nous a quitté, le 2 mai 2006, par Guilat51

    tout mes condeleances a la famille fitoussi(hannibal)de la part de rachel et clement

    hag sameah joseph

    • > Annibal nous a quitté, 2 mai 2006, par Abraham

      Homage à HENRI FITOUSSI.

      L’homme n’était pas avare de contact. Curieux de tout, il cherchait toujours à savoir plus.

      Il était de mon bled, la Goulette. Il avait ses amis, j’avais les miens. La différence d’age nous imposait le respect les uns envers les autres.

      Je l’ai connu par alors que je prenais des cours de math chez une certaine Yvette Hadok. J’avais 11 ans. Il était comme, il me l’a dit plus tard, directeur d’une grande firme dans le bâtiment. Contrôleur dans la gestion des marchés que sa firme lançait un peu partout en Tunisie et en Afrique. A ce titre, il a beaucoup voyagé dans les pays noirs. Il en sorti enrichi et plein d’honneur.

      Son intégrité dans la tenue dans sa fonction était légendaire, son honnêteté était exemplaire. Il ne supportait pas les ‘petits trafics et les petites complicités de mauvais alois et il le disait. L’homme savait s’imposer avec rigueur et droiture. Il se devait de l’être car sa conscience ne supportait pas la dérive.

      Henri a connu dans sa vie une tragédie mais je n’en parlerai pas ici par respect pour sa mémoire. Il n’était pas homme à se plaindre ou à gémir.

      Il adorait parler de ses enfants et de ses petits enfants. Un de ses enfants est cancérologue. Il était un maître dans la cuisine. Il inventait même des mets de son crû.

      Henri Fitoussi, je l’ai perdu de vue. Je suis resté à la Goulette et lui avais fermé ses valises pour Paris. C’est un concours de circonstance qui nous fait retrouver par hasard, au détour d’un article que j’avais posté dans la rubrique ADRA, Harissa, il y 4 ans, je crois. Et depuis, nous avons discuté longtemps par le fil. Surtout des histoires de goulettois, des anecdotes que j’ignorais. Il connaissait tout le monde là bas, au pays et il n’était jamais pris à défaut dans ses récits. Il connaissait mon papa David z’al.

      A Paris, il aimait se rendre à Belleville pour revoir ses anciens amis goulettois. Ils se réunissaient tous les dimanches pour s’entre taquiner et se rappeler des anecdotes. Se dérisionner aussi entre vieux copains.

      Il avait un ami Meimoun ( j’ai oublie son petit nom ) qui était son confident attitré. Ils étaient inséparables. Ils tenaient aussi beaucoup d’échanges avec ses amis d’Israël ; des anciens amis goulettois installés là bas.

      Je riais beaucoup avec lui. Autant le dire.

      Sur le site Adra, il parlait de tout avec justesse et souvent se délecter de remettre un internaute à sa place lorsque ce dernier comme il me le disait ‘I khaloued’. Il ne supportait pas qu’on parle mal des arabes tunisiens et même de tout ce qui lui paraissait injuste. Il ne s’était pas fait beaucoup d’amis. Ici et dans l’autre site.

      Il avait entretenu une longue correspondance avec notre chère Janet z’al. Qui le trouvait très cultivé. Il l’était Henri.

      Quant à moi, j’étais sa marionnette. Nous l’étions tous. Que dire sur cela. Rien, sinon qu’il ne fallait pas le contredire, sinon il se fâchait et jurait sur ses grands D ieu qu’il ne reviendrait plus sur le site. Il revenait plus tard, sous un autre pseudo, et lorsque je le lui disais, il me contredisait. C’était un jeu du chat et de la souris. Il s’en confiait à moi, moi qui le raisonnais alors que j’étais sa mascotte. Sa petite chose.

      Plus d’une fois, j’ai blasphème sur lui, dans mon cœur, parce qu’il voulait me prendre pour un ‘con’. Mais comme je le suis, alors je succombais à ses prétextes. Me disant que ce n’était que du virtuel.

      Il a même dépasse parfois certaines limites avec certaines de mes amis qui ne pouvaient pas l’apprécier à cause de ses sorties un peu ‘tordues’. L’homme était sensible à tous les points de vue. Les autres sûrement un peu moins dans son esprit.

      Plus d’une fois, je me suis senti ‘trahie’ par ses confidences qu’il faisait à certaines sources qui me les rapportaient mais au vu de mes sentiments, je n’osais couper mes liens d’amitié avec Henri. Je suis comme cela et pas autrement.

      J’avais coupé mes contacts d’ avec lui depuis un certain temps pour cause de colère que j’avais après lui puis, j’ai appris qu’il était malade par un ami. Je l’ai appelle et là il m’avouait qu’il était fatigué. J’ai compatis et décidais de reprendre le dialogue là où nous l’avons interrompu qq mois auparavant. Des rigolades d’antan. Puis mes occupations et mes soucis et surtout le sachant malade, je n’osais le déranger par pudeur.

      Comme je le disais, il s’était fait des ennemis. Mais ce que je voudrais dire à ceux là, aujourd’hui, et qu’il faut pardonner. Moi, j’ai pardonné le jour même où je blasphèmais sur lui. Je ne cultive pas la rancune, elle ne fait pas partie de mes sentiments. On dira ce qu’on voudra mais je suis comme cela et personne ne pourra rien y changer.

      Henri, il y a quelques mois m’avait demandé d’écrire un texte. Je l’ai fais, il m’avouait aussi qu’il combattrait sa maladie avec force et vigueur. J’ai supprimé ce texte de mes archives, croyant par-là, qu’il était sorti d’affaire. Il n’en a rien été.

      Henri sans m’avoir demandé à renoncer à sa volonté m’a fait part de vous dire

      QU IL DEMANDE PARDON A MADAME HAJKLOUFETTE....A MADAME ELSA...A MADAME SUZY..A MONSIEUR EMILE.... A MONSIEUR SUGGEST...A MONSIEUR J.P GANOUNA ...ET A TOUS CEUX QUI ONT EU A SOUFFRIR DE SES MOTS.... JE VOUS DEMANDE DE FAIRE UNE PRIERE POUR LE REPOS SON AME.

      ‘....HENRI EN MON AME ET CONSCIENCE JE TE DEMANDE PARDON POUR TOUTES MES CONNERIES QUE J AI PU COMMETTRE ENVERS TOI. REPOSE EN PAIX. AMEN.... ! Lezakaron le brakha.

      Merci.

      Ces funérailles se feront demain au cimetière de Sarcelles, Orée du Bois Avenue Gabriel Péri à 15 heures.

      • > Annibal nous a quitté, 3 mai 2006, par Camus

        Je suis très désolé d’apprendre cette mauvaise nouvelle. Je n’ai pas connu Henri Fitoussi, alias Annibal mais j’ai aimé lire ses articles qui ont été parmi les plus lus dans le site Tunecity.

        Annibal a rédigé tant de textes, tous à la une et j’ai toujours regretté de ne plus le voir parmi nous sur l’accueil.

        Maintenant il nous a quitté pour toujours et nous penserons a lui souvent.

        Mes sincères condoléances a la famille Fitoussi.

        .תהייה נשמתו צרורה בצרור החיים ! אמן

        • > Annibal nous a quitté, 3 mai 2006, par Abraham

          Mes chers amis,

          Vous allez croire que je vous mène encore en bateau une fois encore et pourtant ce que je vais vous raconter ce soir m’a été rapporté par un ami au-dessus de tous soupçons.

          Ecoutez et lisez attentivement ce qui va suivre.

          Je devais assister cet après midi aux funérailles de mon ami HENRI qui a eut lieu au cimetière de Sarcelles vers les 15 heures.

          Or, malheureusement, je me trompe de direction et j’atterris à Dugny. Il y a aussi une avenue Gabriel Péri, mais pas de cimetière. J’ai mis deux heures à chercher. Depuis 12 H EURES 30. Je prends toujours mes dispositions pour être au dernier rendez-vous d’un ami.

          Déçu, je retourne sur mes pas et en attendant le bus, je m’aperçois qu’une autre avenue Gabriel Péri, se trouvait complètement à l’opposé. Vu l’heure et la distance, je me suis dit que je n’y arriverai pas à l’heure. Il était déjà 15 heures 15.

          Bref, durant le trajet aller j’ai écopé d’une amende de 25 € pour la bonne raison que je circulais avec un ticket de métro, comme c’est la première fois que je prends le RER, j’ignorais que je devais prendre un ticket pour cela.

          Bref, 25 € Mcheou kobbara.....

          Je rentre donc au magasin, et je raconte l’anecdote à deux amis qui m’ont soutenus dans cette terrible épreuve avec émotion dans la voix.

          Vers les 18 heures, je reçois un coup de fil d’un ami sincère qui me dit que l’un des siens qui travaille à la communauté juive, a assistè à l’enterrement et qu’il a constater qu’un huissier demandait noms, prénoms et adresses à tous les présents connus ou inconnus.

          Or , il paraît que notre cher regretté HENRI avait couchè dans son testament une recommandation ; Celle d’offrir 1500 € à chacun d’eux et il y avait foule au portillon because, certains étaient au courant et ont profité de l’aubaine.

          Même des SDF sont venus prendre leur obole. Un cordon de CRS, veillait à la bonne conduite de ces gens là .

          Si j’avais su, j’aurai loué un bus pour mes amis HARISSIENS, sans oublier Tawfiq, Emile et le webmaster mais dans cette affaire, j’ai rien gagné sauf que j’ai perdu 25 €....Et même ma mère et ma famille serait venue, on manque cruellement d’argent.

          Alors HENRI si tu me lis, essaye de faire qq chose pour moi. Que je récupère au moins mes 25 €. Merci d’avance... Voilà où j’en suis.

          • > Annibal nous a quitté, 3 mai 2006, par Abraham

            Henri me défendait parfois sur ADRA. Moi aussi. Parfois, il me provoquait.

            Au café des Dattes, il s’est fait plein d’amis au point que les querelles étaient nombreuses et j’en subissais les conséquences.

            Mes amis me traitaient de ‘faux-culs’ ‘d’hypocrite’, ‘ de menteur’ etc...

            Elles me tiraillaient de toutes parts sans indulgence au point que je changeais continuellement de pseudos pour éviter leurs remarques et ne pas me faire reconnaître.

            Je le leur disais en privé mais là encore, elles me dénonçaient en salle. Halle.

            J’ai reçu cent mille CHTEQA de leur part. J’en garde encore les séquelles.

            Pour une ‘MKAHLTA’ faite dans une cocotte minute, et que conseillais à mes amis, une recette de HENRI, je fus presque giflé par ELSA et MAMILI qui m’ont traité de tout par la faute de ces deux cocottes là.

            Un jour, Henri me dit..

            ‘...Albert... ! Tu es un naïf... ! Tu ne comprends rien aux insinuations... ! Aux subtilités de la langue française... !’

            Je lui répondais...

            ‘...Et bien moi, les insinuations et les subtilités françaises , je les encule de partout... !’

            Depuis les insinuations et les subtilités se sont tues.

            Voilà qu’un jour, rentre sur ADRA un pseudo d’une marque de café connue. Aussi celui d’ un gâteau au chocolat.

            Charmeur, élégant et beau parleur, j’aimais son verbe et ses connaissances. Je lui donne mon mail et il rentre en correspondance avec moi. Il s’avère qu’il est un chef espion du MOSSAD en mission au Venezuela. Il me dit de garder le secret. Le lendemain tous mes amis étaient au courant et même Henri. Là, je reçois un mail me disant que j’avais vendu la mèche. Je m’excuse envers le CAFE en lui disant que seul HENRI était au courant. Il ne me tient pas rigueur et me donne rendez-vous pour une mission à Paris. Dans deux mois. Il me donne l’heure et le jour d’un certain mois de septembre.

            J’étais fier et aussi désorienté car faire parti du MOSSAD, ce n’est pas donné à tout le monde. Je me suis dis que si le MOSSAD avait besoin de moi, c’est que je valais la peine d’être pris. Même vieux comme je suis avec trois enfants. Après tout, je parle arabe, italien et français. Et Creole.

            Il me disait que bientôt son groupe allait faire un coup d’éclat dans les prochains jours. Comme rien ne se passait après un mois, je lui en demandais la raison. Il me répond par l’entremise de sa secrétaire SALOME, que l’action avait été reportée pour plus tard.

            Or depuis le début de cette affaire, je m’apercevais que tout ce que me disait HENRI était conforme à ce que me disait le grain de café.

            Il m’apprend que c’est son ami et que même si je le voulais, il pouvait me faire entendre sa voix.

            Effectivement, à l’autre bout du fil, j’entends la voix de mon futur patron. ( En réalité un ami à lui d’Israël). Mais comme il était dans un jeu de rôle, je suivais ma partition, croyant que je gobais son histoire.

            Puis, un jour, notre célèbre marque de CAFE nous jette à la figure sa mémorable réflexion ‘...A BAT LES MASQUES... !’

            Depuis, nous n’avons plus entendu parler de lui.

            HENRI z’al doutait de mes écrits , allant faire circuler le bruit que j’avais un NEGRE. Or à la vitesse où je compose et j’écris, même un peloton de NEGRES n’aurait pas pu me suivre....

            Sacré HENRI va.....

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