Charki

  • Auteur(s) : yaniv
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  • commentaire(s) : 3
  • Publié le : dimanche 17 août 2008

En bref

Poemes libres en mémoire de ceux que l’on aime


CHARKI

Homme solitaire, fils de l’orient.
Inondé de tendresse dès que s’ouvrent tes yeux d’enfant.
Loin du levant,
connais tu chose aussi triste
et aussi infiniment émouvante,
qui t’écorche l’âme et la dénude autant,
que le son nostalgique et lointain du Nay ?
Connais-tu aussi vibrants et harmonieux
accords que ceux du luth ?

Tu écoutes, et voila tes yeux humides
à la cadence de leurs mélodies ta tête dodeline.
Et tes souvenirs ensoleillés
sous la braise ardente de l’astre
achèvent de se consumer

Et tu penses...
Tu penses au pays de la douceur perdue,
De ta jeunesse disparue.
Pays devenu chimère
Que dans ta valise de rêves importés
tu t’efforces de conserver .

Sur la plage de tes souvenirs,
résonnent encore les éclats de rires
des pudibondes gazelles.
Sous les voiles desquelles tu imaginais le visage

Mais aujourd’hui, elles ne sont que mirages
Et ne t’éclaboussent plus à leur passage
pour se perdre dans le vent doux et chaud
du bleu de la mer, du blanc paysage.

Le jasmin et l’oranger,
mêlent leur suave parfum et leurs essences
au soleil ardent exaltant de tes réminiscences.

Homme qui n’es que vent,
tu en viens à regretter le don de la mémoire.
Les bons souvenirs font le plus de mal.

Rien ne semble t’émouvoir, et tout te convient.
On te dit agréable rieur et bon vivant,
car tu gardes invisible la blessure de ton cœur .

Le charme qui t’auréole et la chaleur qu’alentour tu dispenses,
quel en est le secret ?
N’est-ce pas celui de l’amour
qu’indiciblement tu attends en retour ?

Ton teint, ton credo sont devancés
par l’intensité de ta merveilleuse amitié.
Ton cœur rarement hésite, ta main toujours se tend
vers celui qui est dans la peine et qui manque de réconfort.

Oriental ! Telle est ta difformité,
ton inconformité et, souvent, ton fardeau.

Comment ? oh !.... oh là !.....
Mais ce n’est pas un fardeau !
réponds-tu aussitôt ;
et, s’il en est, il ne me pèse ni ne me blesse.
C’est mon baume.
Il me fait bon, il me fait beau,
il me fait chaud, il me fait bien dans la peau.

Yaniv

  • > Charki, le 21 août 2008, par Camus
    Un beau poème, plein de nostalgie et de souvenirs. Félicitations Yaniv ! Je suis bien aise que l’accueil retrouve son intérêt aux yeux des lecteurs et des auteurs.
  • > Charki, le 17 août 2008, par Marcelle

    Ce beau poème mérite effectivement sa place ici.

    C’est beau yaniv, tu as du talent. Bravo à toi.

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