Gimont : En route pour Tunis

  • Auteur(s) : Camus
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  • Publié le : mercredi 8 décembre 2004

En bref

Il faut bien que Jeunesse passe, répond-il, très calme. Moi à ta place, j’aurais fais çà un peu plus discrètement. Tu n’as pas trouvé un autre endroit, à part cette echelle ?


En route pour Tunis. 8

Le lait livré, je me dirige vers le bureau du directeur, M. Gall.

— Je m’excuse, dis-je poliment pour les événements de ce matin.

— Il faut bien que Jeunesse se passe, répond-il, très calme. Moi à ta place, j’aurais fait cela un peu plus discrètement. Tu n’as pas trouvé un autre endroit à part cette échelle, pour faire tes galipettes ?

— Ce n’était qu’un baiser innocent. M. et Mm. Gall rient de bon coeur. Un baiser innocent, ce branle-bas ? Ah ! Seigneur, elle est bonne, celle-la.

— Mais tu ne pouvais pas la blairer, me rapelle Mm. Gall. Ce baiser me surprend. Eden est une sauvageonne, une jument sauvage. Et voila l’étalon qui dompte le cow-boy. C’est drôle.

— Tu as raison maman.

— Tu m’appelles maman, c’est gentil ? Remarque la gouvernante très émue.

— Oui, puisque je ne vois plus celle qui m’a enfanté, et que j’ai languie.

— Je crois que tu vas la voir bientôt, si le directeur le permet.

Je ne sais pas si j’entends bien. Est-ce l’émotion qui me joue un tour et me laisse entendre, ce qui n’est pas dit ?

— Maurice nous quitte, me dit M. Gall, et je ne veux pas l’envoyer seul à Sousse. Je te demanderai de me rendre ce petit service de l’accompagner, dit-il avec malice.

Un petit service ? Il sait que je sauterai sur l’occasion.

— Et moi, je vous demanderai un plus grand service, donnez moi une semaine de congé pour voir ma famille.

— Je t’accorde ce congé, répond-il. M. Gall est très paternel avec nous et stricte avec ça, comme un père de famille. Tu sais, c’est aimable d’avoir nommée " maman " la gouvernante.

— Nous sommes tous vos enfants. Nous vous aimons. Une accolade nous unit un moment. Pour effacer le trouble qui nous saisit j’ajoute :

— M. Antoine a demandé une réunion générale, pour ce soir à huit heures.

— Je sais. Je sais. M. Antoine t’aime bien. Ne te fais pas de mauvais sang.

Amberto et Armand m’avouent avoir provoqué le tohu-bohu de ce matin, Armand a mis de la poudre de tabac sur le derrière des vaches et Amberto a monté la mise en scène du grand voltige.

Si vous aviez vu ça mes amis, vous auriez ri jusqu’aux larmes.

Lisette me conseille de me méfier d’Eden et de ses baisers.
— Tu connais la mante religieuse qui croque son mâle, juste après leur union, fait elle remarquer. Nous tenons à ta bonne tête.

Nous rions avant d’entrer à la salle à manger. En route je croise Claudine, elle a la physionomie des mauvais jours. Que se passe-t-il donc ?

A la réunion générale, Claudine mène la bagarre. Je ne lui réponds pas, je refuse de la comprendre, elle n’a plus rien à me vendre. Quelle lunatique, mes amis. Elle m’aime, un peu, beaucoup, énormément, pas du tout. Effeuillons la marguerite... essayez de deviner ses pensées ?

Le soir à la réunion, Claudine ma Claudie, rejette sur moi tout ce qui ne va pas. Tout ce qui se passe est de ma faute. Les incidents de ce matin, sont une malédiction tombée du ciel, du fait de ma présence. Elle crie tellement, que personne ne l’écoute. Heureusement, personne ne rappelle ni Amberto, ni Armand et ils sortent de la réunion blancs comme neige. Quant à moi, j’ai été soutenu par mes nombreux amis, mais les autres participants, il est vrai, ont bien ri.

— Amir est un bon gars, dit enfin M. Antoine et ce matin il t’a aidée...

— Claudine tu piques comme une guèpe ! Comme tu es rude, que se passe-t-il, ton front est tout plissé de rides, dit Mm. Gall. Veux-tu être cohérente ?

Le directeur prend la parole afin de proposer sa conclusion :

— Comme vous n’avez rien à dire, ne le faites pas à haute voix, la séance est donc levée. Je voudrais seulement vous avertir qu’Amir va en Tunisie, pour une huitaine de jours. Il accompagne Maurice qui nous quitte. Bonne chance Maurice et si tu veux revenir, tu seras toujours le bienvenu.

— C’est le comble, remarque Claudie, après tout ce boucan on l’envoie jouer les touristes ? Sur ce elle quitte la salle en claquant la porte, mais qu’importe ?

Claudine est bien nerveuse et querelleuse ! Est-ce la jalousie qui la tenaille ? Amir saura-t-il la calmer ? Amberto et Armand seront-ils encore une fois de bon conseil ? Ou peut-être Lisette ? Le bon air de La Tunisie lui fera-t-il du bien ? Lisez notre épisode : De retour à Sfax.

( A suivre )

  • > Gimont : En route pour Tunis, le 10 juillet 2005, par viviane
    Elle m’a enervee cette Jude, quelle double-face !
  • > Gimont : En route pour Tunis, le 8 décembre 2004, par FREDIB
    remarque de louisou- Tu connais la mante religieuse qui croque son male, juste après leur union._oui c’est vrai,parfois elle lui fait cette faveur de le croquer apres l’uion.mais la plupart du temps elle le croque pendant la copulation.elle commence par la tete alors que corps continue l’acte.elle doit surement laisser le zizi a la fin pour en profiter au maximum
    • > Gimont : En route pour Tunis, 8 décembre 2004, par toufiq
      des fois l’amour fait perdre la tete,si on s’amourache trop de son amante,surtout si s’est une religieuse. le zizi,toujour pour la fin,parce qu’au debut,il risque de rester en travers de la gorge.
      • > Gimont : En route pour Tunis, 8 décembre 2004, par FREDIB
        moi je crois qu’elle laisse le zizi pour la fin,parce que dans l’etat ou il se trouve au debut il risque de lui casser les dents
      • > Gimont : En route pour Tunis, 8 décembre 2004, par Camus
        Toufik, tu dis l’amante religieuse ? Ah ! Tu es fort toi, approche que je serre la main. Pourtant elle n’etait pas tres catholique cette amante.
        • > Gimont : En route pour Tunis, 10 décembre 2004, par toufiq
          allo,allo ?c’est l’amante a l’eau benite,qui se mouille pour le con sacre.
          • > Gimont : En route pour Tunis, 10 décembre 2004, par Camus
            Et c’est une sacree con, comme tu verras par la suite. Ce qui me rapelle mon ami Bouraoui de Moulinville qui chantait : Aiiie... Aiiie... Aiiie Maria, Maria de Bahia, Elle avait le con comme du jambon La belle Maria. Et quand elle montrait ses nichons, Roses commme des petits cochons...
          • > Gimont : En route pour Tunis, 10 décembre 2004, par FREDIB
            il faut etre un sacre con ,pour ne pas avoire remarque, que l’amante etait religieuse,donc con sacree
    • > Gimont : En route pour Tunis, 8 décembre 2004, par Camus
      Heureusement que je me suis mefie.

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