Jérémie ou l’enfant qui écrit et parle à D., 2ème épisode.Jérémie écrit un message dans lequel il demande à D ieu un bienfait, soit un présent : ’...A chem, sans vouloir abuser de ta grande générosité, te serait t’il possible de m’offrir... !’ La missive écrite sur une feuille, et pliée en quatre est cachée sous le matelas. La maman retrouve la lettre...
2°
Quelques jours plus tard, Jérémie rentre après les cours dans sa chambre. Et là il tombe sur une boite toute neuve posée sur sa commode.
Il l’ouvre avec précaution et découvre une belle paire de basket.
Il est ahuri par ce divin cadeau. Il l’essaye. Elle est à sa mesure.
’...En plus mon D ieu, tu connais ma pointure... !’
Il se fend en remerciements...
Il referme l’offrande et prend soin de cacher son bien de D ieu sous son lit, derrière un carton, à l’abri du regard de sa maman au cas où...
Il en conclut que D ieu donne lorsqu’on lui en fait la demande.
Au petit déjeuner, il ne souffle mot à ses parents.
L’enfant s’est bien gardé de dévoiler ce qu’il a reçu la veille.
Ce sera son secret entre A chem et lui.
Puis réfléchissant en cours de chemin, il reconnaît que le fait de dissimuler de telles choses vis à vis de ses parents serait mal vu par A chem. Comment réagiront t’ils s’ils apprenaient que A chem lui a offert un cadeau... ? Il décide de leur en parler le soir.
Il ne veut pas paraître menteur surtout car supposons que sa maman tombe sur cette paire de chaussures, que va t’il avancer comme motif... ?
Mais sa conviction est faite D ieu existe bien et pourvoit si on demande.
Il est satisfait par cela, ses parents ne mentent pas sur ce point.
Le soir, chez lui, il rentre dans sa chambre et fait ses prières reportant à demain ce qu’il avait l’intention de dévoiler. Il jette un coup d’œil par dessous son lit avant de s’endormir afin de s’assurer que son présent est toujours là et qu’il n’a pas rêvé.
Une semaine se passe et les parents pris d’un doute les jours précédents sont rassurés ; leur fils s’est contenté d’un cadeau providentiel.
Tout semble rentrer dans l’ordre. Hélas, ils se trompent.
Deux semaines s’écoulent et Jérémie réécrit à la lumière de sa lampe de chevet une autre missive....
’...A chem, sans vouloir abuser de ta grande générosité, te serait t’il possible de m’offrir. !’
Là, son stylo ne marque plus. Il pense que D ieu trouve sa nouvelle demande abusive.
Il constate que l’encre de son bic stylo est épuisée.
Fort de ce constat, il reprend un autre bic pour continuer sa missive. Il est convaincu que ce n’est pas
A chem qui l’a freiné dans sa démarche.
La pointe de son nouveau stylo repart et voilà notre jeune garçon satisfait.
Il continue...
’...Une belle chemise... ! C’est bientôt la fête des garçons... ! Je ne te donne pas mes mensurations, tu les connais déjà... ! Toda raba.. . merci !’
Il s’empresse de la mettre sous son matelas à côté de la première missive. Il s’endort.
Même scénario que les trois semaines auparavant.
Sa maman découvre le nouveau pli. Elle respire profondément sur le coup de la nouvelle découverte. Prise de panique, elle téléphone à son mari...
’...David... ? Il demande une chemise, cette fois ci à Achem... ?’
’...Calme toi.... ! Calme toi... ! Je trouverai une solution à ce problème... !’
’...Bientôt si cela continue, il va demander une voiture et que sais-je encore.. ?’
’...Il n’est pas en âge de conduire enfin... ! Donc pour la voiture, on verra plus tard.. !
’...Il va trouver autre chose... ! Ca va tourner au cauchemar, cette histoire... !’
’...Tu exagères comme d’habitude, tu dramatises tout. Il connaît nos limites... !’
’...Mais enfin, il écrit à D ieu pas à nous... ! A chem ne connaît pas les limites, imagine un instant qu’il ne pourvoit plus à ses souhaits, qu’allons nous lui rétorquer, s’il nous pose la question.... ?’
’...On verra, on va réfléchir à la question... !’
’...En attendant tu fais quoi... ?’
’...Assouvir sa demande... !’
’...Je divague... !’
’... Il faut lui en parler en lui présentant la chose avec des paraboles... !’
’...Des paraboles... ? A son âge... ? Il ne comprendra rien, et si tu lui avoues que c’est toi qui lui offre ses caprices, nous passerions pour des menteurs et il en fera un chagrin, tu veux le rendre fou mon FIIIIIIILS.... ?’
’...D ieu m’inspirera... !’
’...Toi tu t’inspires et notre fils respire tout le bien de D ieu... !’
A suivre...
Abraham,tu me rappelle une fois mon neveux qui était chez nous, perdit une dent.
Comme je lui disait de mettre cette dent sous son coussin pour que la sourie lui donne un cadeau ? Il suivit exactement mon conseil, le lendemain il trouva un magnifique canif avec cuillère, fourchette,tournevis et je ne sait plus quoi encore.
De retour a la maison il montra a ses parent son petit cadeau.
A la question d’où il tenait ce canif ? Il répondit :
— Si mon oncle croit aux balivernes qui suis je pour lui dire le contraire ? L’essentiel est que j’ai un beau canif.
Inutile de vous dire que Eran (mon neveu) ne mangeait qu’avec son canif les trois mois suivant.
Comme ici avec notre Jérémie je pense qu’il n’est pas si novice que ça et qu’il mène ses parents en bateau. Qui vivra verra et Robbi y 3ayesh l na Breitou.