L’intrigante Acte l scène lV
AU THEATRE CE SOIR.
Par Albert Simèoni.Abraham.
Pièce en 1 Acte 5 Scènes.
Le 6/06/2004
Dans les principaux rôles...
Le Roi Albert II.........Albert.
Breitus.......................Breitou.
Belebou ....................L’écuyer de Breitus.
Breitouno...................Le conseiller du Roi Olav II de Belgique.
Dany..........................Daniela de Haute-brune, princesse protégée du Roi.
L’intrigante................La duchesse Juditia de Stantford, veuve du frère du Roi, sans enfant.
Jean............................Le gardien des caves du Roi.
Acte I. Scène IV.
Le bal masqué est terminé.
Breitus regagne ses appartements.
Il s’apprête à regagner son lit quand, on frappe à la porte. Il ouvre...C’est Juditia.
’ .Vous... ? A cette heure là... ?’
’ .Votre mépris à mon égard frise la haine.. !’
’ .La haine.... ? Madame... ! Mais ce mot dans votre bouche ne fait référence qu’à votre personne... !’
’ Laissez moi rentrer, des yeux espions pourraient nous surprendre... !’
’ .Votre présence ici est mal venue... !’
’ .Je vous aime, Breitus.... ! Etes vous si aveugle.. !’
’ .Mon cœur est déjà pris... ! Madame la Duchesse Juditia.. !’
’ .Par une péronnelle qui vous charme avec gestes et manies de jouvencelle.. !’
Elle s’avance vers lui et essaye de le serrer dans ses bras...A ce moment là, la porte qui n’était pas fermée s’ouvre pour laisser apparaître Danièla qui surprend son amoureux dans les bras de son ennemie....Elle est sidérée par le spectacle....Et s’enfuit.....Toute en pleurs....Vers la chambre du Roi....Elle frappe à sa porte et le valet tout surpris...
’ Mais que vous arrive t’il mademoiselle Daniela...,’
’ L’ultime courroux que je ne puis supporter... ! Je veux parler à mon Roi... !
Mais qu’ais- je donc fais au ciel pour mériter pareil affront ’
Juditia dans les bras de mon amoureux en ce moment
Alors qu’il était dans les miens quelques heures auparavant... !
Le Roi se lève....
’ .Qui a-t-il..... ! Fresnay... ?
’ Demoiselle Danièla est là, Sire.. !’
’ Qu’elle rentre donc... !’
Elle rentre et se jette aux genoux du Roi....
’ .Mais que se passe t’il ma chère fille.. !’
’ Mes yeux ont vu ce que mon cœur se meurtrie.. !’
’ Mais soyez plus explicative... ?’
’ Juditia dans les bras de Breitus, alors que j’avais son amour, il y a quelques heures... !’
’ Oh... ! A mon âge me mêler des affaires de cœur... ! Mais enfin défendez vous contre elle... !
’ Je ne le peux, Sire, elle a de grands pouvoirs... !’
’ .Le pouvoir c’est moi, du moins tant que je serai vivant... ! Racontez moi tout mais prestement, la fête m’a fatiguée... !’
Elle lui raconte tout....
’ .Bon, allez en paix, je tirerai cette délicate affaire au clair.... ! Il est temps que je me débarrasse de cette vipère... !’
Breitus est dans tous ses états...
’ Vous venez de commettre à mon égard, l’ignoble affront que ne peut supporter un honnête homme... ! Votre conduite vient de soulever un quiproquo envers celle que j’aime... ! Elle ne me le pardonnera pas croyant sans doute que je suis votre amant dans la position dont elle nous a surprit... ! Sortez de ma chambre, sinon j’en appelle aux gardes... !’
Juditia sort de la chambre...
’ .Vous le me paierez... !’
Au lever du matin....Breitus se rend dans la chambre de Danièla...Il vient lui dire au revoir.
’ ..Ouvrez je vous en conjure... ! Je ne peux partir le cœur troublé... !’
Danièla ne veut pas ouvrir, elle lui parle de derrière la porte...
’ Je ne veux plus entendre parler de vous, vous êtes comme elle l’a dit un coureur de jupon, votre sincérité est fausse, allez vous en.... !’
’ ..Sur mon honneur de chevalier, je ne vous ai point menti
Les circonstances, on voulu vous faire croire que je vous trahi
Mon cœur, durant la nuit, fut troublé
Et mon esprit aussi ; je vous serai gré
De ne pas juger l’instant malheureux
Qui m’a prit par défaut dans des bras hasardeux.
Je ne puis parler deux langages ; ma langue
Ne se fourvoie quand mon cœur haletant
Pour le votre, ne résiste à votre pensée.
Je vous aime depuis ce premier jour
Où, je vous ai vu arriver, de ma tour
Dans le carrosse du Roi, à votre jeune âge
Sur le champ, j’ai deviné l’heureux présage.
Je ne me suis point trompé, D ieu et mon Sire
M’ont bien inspirés. Sur les champs de bataille
Votre visage ne m’a point quitté où que j’aille
Je viens vers vous, ce matin, plein de chagrin
Vous dire sur l’instant que je serai sur les chemins
Qui me conduiront peut être vers la mort.
Mais avant, je veux.....
Elle ouvre la porte...
’ .Je me désespère déjà de vous voir partir
S’il arrivait quelque chose à votre vie
Je m’enfermerai dans les couvents d’ici
Pour tout le restant de ma vie, je vous le dis.
Sans vous, elle ne mériterait plus d’être vécue.
Je souffre déjà de votre absence et mon salut
Ce matin, n’ait point de toute gaieté.
Je ne supporterai pas en vérité
Que mon amour soit orphelin
De votre cœur quand le mien
Va s’arrêter dés l’instant où vous poserai postérieur
Sur votre selle que je hais. Je prierai D ieu ailleurs
Tous les jours si votre âme s’en allait dans un monde meilleur.
Je vous aime, Breitus.
Elle pleure.
Il l’a prend dans ses bras et la couvre de baisers...
Puis, il l’a quitte allant vers son devoir.
Quatre jours plus tard, elle reçoit sa première missive..
’ Mon amour,
Ici je vis des petites guerres, des embuscades assez pénibles à contenir.
Mon cœur est toujours près du votre et je compte heures et lendemains afin de vous rejoindre.
Dans quelques jours, je suppose, tout sera fini, l’ennemi est poussé dans ses derniers retranchements et les informations que j’ai en ma possession, me font comprendre que l’ennemi est mal préparé à ce genre de guérilla....Je vous embrasse ma chère Danièla...’
Elle va rendre compte au Roi de sa missive..
’ Et bien vous voyez tout s’arrange...
Quelques jours plus tard, alors que le Roi donne ses directives dans la grand salon...
Il reçoit de la part de son premier valet la mauvaise nouvelle ...
Breitus est tombée dans une embuscade et on ne sait pas où il est. Certains de ses compagnons prétendent qu’il est mort.
Le Roi va annoncer la nouvelle à Danièla.