
La mar’mouma est une salade facile a préparer, donc les hommes peuvent l’adopter et la cuisiner afin de faire une surprise a leurs épouses.
1. La mar’mouma.
Les senteurs qui se répandront dans votre maison, pendant et après la cuisson de la mar’mouma vous vaudront des compliments de votre femme quand elle reviendra du travail. Dans mon cas, de Gisèle ma jolie panthère.
Tous les samedis elle est sur notre table, cette mixtion piquante qui est très appréciée. Elle se mange comme salade, comme accompagnement avec une omelette, dans un sandwich ou comme vous avez envie, mes amis. Sa préparation est des plus faciles.
Ingrédients :
4 tomates
5 poivrons rouges de préférence
2 piments piquants
8 a 10 dents d’ail
1 cuillère a café de sel fin
Huile
Préparatifs :
Dépouillez l’ail de ses écorces, coupez le en petites rondelles de 3 mm, coupez les poivrons et les piments en petits carrés de 2 cm sur 3, divisez les tomates en cubes de 2 cm de coté, chauffez l’huile préalablement, sur un petit feu.
L’huile est prête si on voit des toutes petites bulles autour d’un morceau d’ail que vous avez posé dans le poêle à frire. Si votre cuisinière est électrique, choisissez un poêle a fond plat, afin d’économiser l’énergie électrique. Dans ce cas, éteignez le feu 15 a 20 minutes avant la fin de la cuisson.
Cuisson :
Mettez l’ail dans l’huile, laissez roussir légèrement. Posez les poivrons et les piments dans le poêle et après cinq minutes les tomates et le sel. La cuisson durera tant que les légumes ne seront pas déshydratés, mais pas trop, sous peine de brûler votre mar’mouma. Gouttez pendant la cuisson, vous saurez si elle est assez salée et si elle est suffisamment cuite.
2. Le laïtchou, mar’mouma de ma jeunesse.
Quand j’avais dix huit ans et que j’étais le benjamin des travailleurs du verger, on m’envoyait souvent préparer le petit déjeuner. Comme je n’avais plus envie de manger les œufs durs où a la coque, j’ai improvisé un plat- salade comme suit.
Je faisais revenir un oignon moyen, j’y ajoutais quatre a cinq poivrons, un ou deux piments piquants, trois tomates, le tout coupé en cubes. Après l’évaporation, j’adjoignais du sel et cinq œufs et je remuais tout le temps. Le résultat était un mélange que mes amis mangeaient avec appétit, surtout si j’ajoutais des pommes de terre et des aubergines frites en surplus et du thé bien doux. Mes collègues Hongrois ont donné un nom a ce met : laïtchou (ail et chou dirait Vivi ?).
Six ans après je me suis marié avec Gisèle et quand je revenais tard du travail, vers le coup de onze heures, je cuisinais le même menu que nous mangions ensemble. Ma jeune épouse a bien aimé ce laïtchou et m’en a demandé la recette et quand elle l’a entendue, elle m’a dit :
— Chéri, c’est la mar’mouma que tu as fait sans le savoir. Il suffit de changer l’oignon avec de l’ail.
Ce laïtchou je le prépare encore assez souvent : je fais revenir un tout petit oignon, j’y ajoute trois ou quatre cuillerées a soupe de mar’mouma prête et deux œufs et on a un repas simple pour deux personnes.
Allez y, gâtez vos dames et bon appétit.
Quelle coïncidence Camus est en ce moment en train de préparer la ma’rmouma.
Pour répondre a ta deuxième question, Camus a six filles dont cinq mariées et quatorze petits enfants.