LE HARKI 4
Récit policier.
Albert Siméoni
Paris le 19/08/2004
LE HARKI IV.
Résumé : Bouzid, harki sort de prison après 25 ans d’incarcération pour le meurtre de sa femme HONORINE. Ses enfants, bien jeunes à l’époque, Myriam et Rachida sont prises en charge par la DDAS. Il n’a aucune nouvelle d’elles. Il décide de retourner dans son quartier. Il fait la connaissance dans un bistro d’un ancien commis, du temps où il était patron de sa petite boutique de maraîchers, Hamid. Ce dernier lui offre le logis et le couvert. Il promet de l’aider. Il se montre pleins d’égard envers son ancien patron. Bouzid veut faire la lumière sur son passé et retrouver le ou les assassins de sa femme. Il est embauche dans une supérette, grâce à l’intervention de Hamid chez son oncle , Mr HAMROUCHE. Bouzid rabâche son souvenir d’ancien prisonnier, innocent . Il attire l’attention, par son sérieux, de son patron. Il obtient une promotion, chef d’un supermarché, appartenant toujours à HAMROUCHE.
Trois mois plus tard, il décida d’aller rendre visite à sa femme défunte au cimetière du Père Lachaise, en ce 1 Novembre, fête des morts. Il acheta un joli bouquet de chrysanthèmes jaunes. Il était vêtu d’un beau costume noir tandis qu’ un joli nœud papillon de même couleur , rehaussait son air de bon HARKI non reconnu en France. Ironie du sort, il ignorait dans quel carré HONORINE, sa femme, était enterrée. Il se renseigna auprès de l’agent responsable qui lui indiqua l’emplacement avec force et détails.
Il avait plus de trois cent mètres à marcher. Il faisait frais et le ciel menaçait de faire tomber son ondée. Il avait prit ses précautions pour cela ; un parapluie lui tenait compagnie au cas où dame pluie vomirait ses enfants en gouttelettes.
Il tira de sa poche le petit plan que lui avait griffonné d_ ‘une main hésitante l’agent de service au portail. Il tomba après quelques détours sur l’avenue DES CITRONNIERS...Point d’odeur de citron, le nom était symbolique et puis après tout, qu’importe que les morts fussent enterrés dans des fosses noires à proximité de plaques d’ avenues portant le nom de fleurs ou d’arbres fruitiers, qu’est ce cela peut faire puisque personne ne leur a demandé leur avis. Les défunts ne sentent plus rien.
Citronnier étant déjà un antiseptique, sans doute que leur squelettes, serait ainsi protège des microbes, vers et autres acariens en tout genre sous le sol.
Il arriva enfin après une bonne dizaines de minutes, à proximité de la tombe de sa femme HONORINE. Il aperçut quatre personnes ; deux femmes et deux hommes, debout en pleine méditation ; des bouquets de fleurs dans les mains. Elles portaient un chapeau et étaient habillées très ‘chics’. Les hommes n’étaient pas en reste. Il ne pensait pas, que ces quatre ‘inconnus’ étaient devant la tombe de sa femme. Il crut que sa vue le trahissait ; que sa myopie lui jouait des tours. Bouzid se retrouva à leur hauteur et voulant s’assurer qu’il ne s’était pas trompe, il tira de sa poche le petit plan et constata qu’il était bien au bon endroit.
‘...Pardon, mesdames et messieurs, suis-je bien devant le carré 136...Famille HONORE BOU CHARIQ.... ?’
Les quatre personnages détournèrent leur tête pour découvrir cet inconnu bien mit, avec un bouquet de fleurs dans les mains, en costume, et qui posait une telle question.
‘....Oui, vous y êtes, Monsieur, vous connaissez MAMAN.... !’
Bouzid, respira lentement, puis fut prit de surdité, il n’avait pas entendu ce mot de MAMAN...Il avait oublie ce nom, le MAMAN de ses filles...
Le jeune homme ...Reprit...
‘...Monsieur, vous connaissez ma belle-mère... ? C’est la première fois qu’on vous voit...Ici... !’
Bouzid, cala ses lunettes et à travers ses gros verres, il essayait de déchiffrer le visage de ses jeunes gens, quand il reconnut ses deux filles et là, il tituba un instant avant de se retenir, en disant ...
’...Pardon.... ! Je crois que je me suis trompe de tombe... ! Excusez moi.. !’
Il avait honte de se découvrir devant ce qu’il devina ; les maris ou les fiancés de ses filles, Myriam et Rachida. Elles étaient devenues des femmes, très belles, elles ressemblaient à leur maman.
Myriam s’avança vers lui ...
‘...Vous êtes qui Monsieur... ?’
Bouzid oublia qui il était, il n’était plus rien, il n’était qu’un inconnu porté par ses pas ici quelque part sans savoir vraiment ce qu’il allait trouver.
‘...Vous êtes un ami de ma maman... ?’
‘...Oui, un ami de longue date... ! Je ne me rappelle plus depuis quand.. !’
‘...Vous semblez mal en point, voulez vous boire quelque chose.. ?’
‘...De l’eau, je veux m’asseoir... !’
On fit asseoir Bouzid, sur une tombe de granit et on le fit boire. Il retrouva ses esprits et voulut s’assurer qu’il tiendrait bien debout, il se leva en s’appuyant sur son parapluie .
‘...Vous vous sentez mieux, Monsieur... ?’
‘...Oui ma fille... !’
Il avait dit ça instinctivement sans vraiment penser à sa fille qui était devant lui
‘...Je n’ai plus personne dans ma vie pour entendre encore ce mot de MA FILLE... !’
Lui dit elle dans un sourire à peine voilé de tristesse. La pluie commençait à tomber. Bouzid ouvrit son parapluie tandis que les autres s’apprêtaient à monter en voiture.
‘...Voulez vous que nous vous accompagnons à la porte... ?’
‘...Non.. ! Merci... ! Je peux m’y rendre, merci... !’
Il tira de sa poche un mouchoir pour s’éponger le front quand il fit tomber un petit papier sur le sol. BOUZID ne s’en rendit pas compte, il se dirigea vers la sortie.
Myriam se baissa et prit entre ses mains le bristol. Sans attirer l’attention de l’inconnu. Elle l’enfoui dans son sac à main et le quatuor prit la direction de la grande porte. Il croisèrent Bouzid qu’ils saluèrent mais lui avait l’esprit ailleurs.
Myriam, une fois chez elle, ouvrit le sac et prit connaissance du nom, de la fonction de ce monsieur ; cet inconnu qui n’est autre que son père....’ BOUZID BOU CHARIQ.....Directeur du super marché EL MABROUK..... Suivait l’adresse et le nom de téléphone. Elle était fille BOU CHARIQ.....A présent mariée, épouse RAMON. Elle ne pu retenir ses larmes, elle venait de voir son père après 25 ans d’absence, croyant surtout que celui ci était mort comme on le leur avait dit dans leur enfance et voilà qu’il ressuscitait dans un cimetière un jour de fête des morts, il y a peine une heure.
Elle fut prise de sanglots et devant cette découverte inouïe, elle s’allongeait avant qu’elle ne tomba dans les pommes . Elle appela son mari Justin...
A suivre...
Nota : Les évènements narrés dans cette nouvelle ne sont que pure imagination et ne constitue en cas un plagiat de quelle œuvre que ce soit.