LE HARKI 6

  • Auteur(s) : Abraham
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  • Publié le : mardi 26 octobre 2004

En bref

Par Albert Siméoni
Paris le 19/08/2004
Récit policier.


Résumé des épisodes précédents : Bouzid, harki sort de prison après 25 ans d’incarcération pour le meurtre de sa femme HONORINE. Ses enfants, bien jeunes à l’époque, Myriam et Rachida sont prises en charge par la DDAS. Il n’a aucune nouvelle d’elles. Il décide de retourner dans son quartier. Il fait la connaissance dans un bistro d’un ancien commis, du temps où il était patron de sa petite boutique de maraîchers, Hamid. Ce dernier lui offre le logis et le couvert. Il promet de l’aider. Il se montre pleins d’égard envers son ancien patron. Bouzid veut faire la lumière sur son passé et retrouver le ou les assassins de sa femme. Il est embauche dans une supérette, grâce à l’intervention de Hamid chez son oncle , Mr HAMROUCHE. Bouzid rabâche son souvenir d’ancien prisonnier, innocent . Il attire l’attention, par son sérieux, de son patron. Il obtient une promotion, chef d’un supermarché, appartenant toujours à HAMROUCHE. Un an plus tard, il se rend, en ce jour de la toussaint, rendre visite à sa femme, au cimetière au Pére LACHAISE.Il fait une rencontre imprévue. Il reconnaît ses filles, mariées ou fiancées. Bouzid ne se dévoile pas. Cependant, il laisse tomber accidentellement, un bristol. Sa fille Myriam, prend connaissance de l’identité de cet inconnu, son père. Myriam est très bouleversée par ce qu’elle découvre, elle en parle à son mari Justin. Bouzid lui aussi est tout retourné. Il en parle à son ami HAMID.

Deux semaines plus tard alors que Bouzid, était dans son bureau, le téléphone sonna...

Une voix de féminine...

‘...Bonjour Monsieur, je voudrais parler à Monsieur Bouzid... !’
‘...De la part... ?’
‘...Madame RAMON.... !’
‘...Madame RAMON,vous avez était mal servie... ?’
‘...Non monsieur... ! C’est personnel.... !’
‘...Mais je suis monsieur BOUZID.... !’ De quoi s’agit il MADAME RAMON... ?’

Un silence au bout du fil....

‘...Je suis MYRIAM épouse RAMON,née...BOU CHARIK fille de BOUZID ET MADAME HONORINE BOU CHARIK.... ! Cela ne vous dis rien....Monsieur BOUZID.... !’

Bouzid raccrocha....Il s’assit. Ses mains tremblaient par l’émotion, il prit sa tête entre ses mains et il se mit à pleurer devant son patron..., qu’il n’avait pas vu rentrer..

‘...Samehni, samehni... !’ .....Mais Bouzid pourquoi me demander pardon, tu ne fais rien de grave.... ! Pleurer .. ! Cela arrive à tout le monde dans un état de solitude, et je sais quels moments tu endures, HAMID, est comme mon fils, il m’a tout raconté et crois moi je compatis à ton sort, yè khouyè, tout va s’arranger, il y a une dame qui veut te voir, elle est dans les rayons, elle attend ta permission...pour rentrer... !’
‘...C’est qui , patron... ?’
‘...Elle ne veut pas se dévoiler... !’
‘...Ok, je vais la voir.... !’

Bouzid sécha ses larmes et alla à la rencontre de la dame...

Il était à peine dehors qu’il reconnu la femme en question, c’était sa fille MYRIAM...Il retourna sur ses pas quand la dame....

‘...Tu ne peux pas fuir tout le temps PAPA le destin, as tu honte de tes enfants, vas tu les fuir pendant encore combien de temps, crois tu pouvoir changer ce que D ieu à voulu ce que cela soit...Depuis deux semaines, je ne dors plus, je ne sais plus si je vis des moments extraordinaires ou des rêves, je suis perturbée depuis et MAMAN nous a réunit alors que nous étions séparées, loin de toi... !’
‘...Je ne suis pas celui que vous croyez..... !’
‘...Papa, le sang appelle le sang, et quand je t’ai vu, j’ai compris en lisant dans ton regard, que quelque chose d’étrange venait de percer mon cœur.... !’
‘...Qui vous dis que je suis... !’
‘...Cette carte de visite que tu as laissé tombé et puis, je me suis renseignée aussi, je ne peux pas me tromper.... !’
‘...Celui qui est devant toi, est indigne, il est un assassin...De votre mère... !’
‘...Non, pas du tout, nous avons cherché, RACHIDA et moi à comprendre ce qui est arrivé et même l’avocat a reconnu, quand nous étions en droit de le savoir, que l’enquête fut bâclée, c’est un ami de HAMID, qui travaillait à la DDAS, qui nous a réunit RACHIDA et MOI, plus tard, à notre majorité. L’avocat après ton jugement a voulu faire son enquête personnelle car il y voyait une injustice et malgré tous les arguments en sa possession, on lui répondait que l’affaire était close, et qu’il ne fallait pas remuer cette décision de justice. L’atmosphère n’étais pas bonne en ce moment là. Les algériens et les KABYLES, bons ou mauvais étaient vus comme des ‘terrorises’. Mais nous n’en avons pas fini pour découvrir la vérité... !’

BOUZID s’avança vers sa fille et il l’enlaça. Ils étaient à présent réunis sous l’œil du patron.

‘...Bouzid, tu prends ta journée, je vais te remplacer, Va ... ! Va ... ! Voir tes enfants et petits enfants... !’

Il remercia son patron.

Bouzid changea son tablier pour revêtir sa veste, se donna un dernier coup de peigne. Il monta dans la voiture de sa fille...

‘...Où m’emmènes tu Myriam... ?
‘...Chez nous, faire la connaissance de tes petits enfants, et de mon mari, ils sont au courant.. !’
‘...Tu m’as donc appelle de ton portable, alors que je te croyais à des lieux d’ici... !’
‘...Oui.... ! Je savais que tu pourrais réagir de la sorte en claquant le combiné sur mon nez... !’
‘...Je m’en excuse, je ne voulais pas vous perturber avec mon passe.. !’
‘...On nous avez dis que tu étais mort, et HAMID, ne voulait pas nous dire la vérité, nous étions enfants et surtout, il était interdit de nous dévoiler la vérité à cause des autres enfants de notre age qui aurait pu se moquer de nous. Rachida, et moi furent mises dans deux familles d’accueil plus tard. Séparées, l’une de l’autre. Hamid, ne nous avait jamais perdu de vue, il a été très bon avec nous et quand nous avons demandé notre émancipation, il nous a prit en charge et nous avons pu trouver du travail, comme couturières chez MADAME MARGOT, une brave femme, c’est plus tard que j’ai pu rencontrer mon mari, Justin, il est espagnol. RACHIDA, quelques temps plus tard, a rencontré un ami de mon mari, Arthur . J’ai trois enfants, et elle en a deux...Nous n’avons jamais su comment maman est morte ; on nous a menti sur tout. ... !’
‘...C’était mieux ainsi... !’
‘...Nous avons posé ensuite la question a HAMID sur tout cela, et il nous a tout raconté... !’
‘...Je n’ai pas tué votre mère, et je ne pourrais jamais prouvé mon innocence.. ! C’est dur de vivre avec cela. Il faut un miracle pour que sonne mon heure de vérité et je me demande si je peux dans ce cas, si je découvrais quelques éléments probants, demander la révision de mon procès... ! Je pense que HAMID doit savoir beaucoup de choses et qu’il n’ose pas en parler... ! Il refait avec moi ce qu’il a fait avec vous, pourquoi donc tant de gentillesse de sa part, à mon égard, la solidarité n’explique pas tout dés fois, il est débordant de gratitude... !Je n’ai fais que l’aider pendant deux ans, à cette époque, c’est vrai, il était orphelin et c’est bizarre, la dernière fois, il m’avait dit qu’il voulait m’avouer quelque chose mais malheureusement, son portable a sonné et il n’a pas pu me confier cette chose, mais penses tu que je dois poursuivre ma recherche de vérité... ?’
‘...Oui, pour nous et tes petits enfants et pour ta famille restée au pays... !’
‘...Ma famille, c’est vous, eux ont tourné la page, je n’existe plus... !’
‘...Hamid connaît un inspecteur de police de la crim, il s’appelle BOULAKIA, je lui ai téléphoné , et il m’a assuré qu’il voudrait te rencontrer pour élucider certaines choses.. !’ Veux tu le rencontrer .. ?’
‘...Boulakia, ça me dit quelque chose..... !Il devait être stagiaire à cette époque, ok on verra, donne moi le temps de savourer notre rencontre... !’

A suivre...

  • > LE HARKI 6, le 26 octobre 2004, par nathan

    Yaksaff shabo hamid, je l’avais a l’oeul depuis le debut mais je ne savais pas a quel point.

    je n’ajoute plus rien je veux me laisser le gout de la suite, bien qu’elle est deja claire.

    hazak ve hemats cher Abraham

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