LE HARKI 7Par Albert Siméoni
Paris le 19/08/2004
Récit policier.
Les évènements narrés dans cette nouvelle ne sont que pure imagination et ne constitue en cas un plagiat de quelle œuvre que ce soit.
Résumé : Bouzid, harki sort de prison après 25 ans d’incarcération pour le meurtre de sa femme HONORINE. Ses enfants, bien jeunes à l’époque, Myriam et Rachida sont prises en charge par la DDAS. Il n’a aucune nouvelle d’elles. Il décide de retourner dans son quartier. Il fait la connaissance dans un bistro d’un ancien commis, du temps où il était patron de sa petite boutique de maraîchers, Hamid. Ce dernier lui offre le logis et le couvert. Il promet de l’aider. Il se montre pleins d’égard envers son ancien patron. Bouzid veut faire la lumière sur son passé et retrouver le ou les assassins de sa femme. Il est embauche dans une supérette, grâce à l’intervention de Hamid chez son oncle , Mr HAMROUCHE. Bouzid rabâche son souvenir d’ancien prisonnier, innocent . Il attire l’attention, par son sérieux, de son patron. Il obtient une promotion, chef d’un supermarché, appartenant toujours à HAMROUCHE. Un an plus tard, il se rend, en ce jour de la toussaint, rendre visite à sa femme, au cimetière au Père LACHAISE.Il fait une rencontre imprévue. Il reconnaît ses filles, mariées ou fiancées. Bouzid ne se dévoile pas. Cependant, il laisse tomber accidentellement, un bristol. Sa fille Myriam, prend connaissance de l’identité de cet inconnu, son père. Myriam est très bouleversée par ce qu’elle découvre, elle en parle à son mari Justin. Bouzid lui aussi est tout retourné, il en parle à son ami HAMID. Bouzid recoit un coup de fil, c’est sa fille MYRIAM épouse RAMON. Elle le rencontre sur son lieu de travail, les retrouvailles se font sous l’œil de Mr Hamrouche. Myriam lui raconte son passé. Elle l’invite à venir faire connaissance de sa famille.
Ils arrivèrent devant l’immeuble de Myriam.
Ils prirent l’ascenseur.
Myriam sonna et c’est le tout dernier, SELIM, qui ouvrit la porte ...
‘...MAMAM.... !MAMAN.... !’
‘...Viens mon bébé d’amour, regarde ce que je t’amènes, un beau cadeau.... !Un papy.. !’
‘...C’est quoi un papy... ? Ca se mange... ?’
‘...Non, mon chéri, ça s’apprécie... ! Embrasse ton cadeau... !’
Le petit embrassa son _ ‘papy’...
Julien était debout, ses autres enfants aussi, Anouar, Marc et Sélim ... Ils vinrent tous embrasser leur grand-père. Bouzid se forçait à ne pas pleurer..
‘...Venez père, essayez vous, nous vous avons préparé une petite fête... !’
Dit Julien, à son beau-père..
‘...J’en ai rêvé tant et tant de fois, que je n’espérais plus vivre un moment pareil, rabi sebhanou,
Quelle joie de retrouver une aussi belle famille... !’
‘....Ta famille, papa..... ! Et on ne va plus te lâcher... !’
Une demi-heure plus tard, on sonna à la porte. C’était RACHIDA, son mari et les enfants qui se présentaient devant BOUZID. Il ne put retenir ses larmes, tant l’émotion était grande. L’instant tourna aux sanglots. Il serra sa toute dernière dans ses bras . Puis il fit connaissance de ses deux autres petits fils ; Alain et Gary.
‘...Bon le temps des pleurs est passe, passons à table.... !’
Bouzid s’installa entre ses petits enfants qui le regardaient comme un animal de zoo, lui posant mille et une questions...
‘...Mais papy..... ! On ne savait pas que tu existais... !’ Lui dit le jeune Alain...
‘...Si j’existais, très loin, ailleurs, mais je n’avais dis à personne où j’étais car je voulais jouer tout seul sans être dérangé... !’
‘...Ce devait être beau alors l’endroit où tu étais... ?’
‘...Oui très beau avec des jardins et des fleurs, des belles de nuits qui s’ouvraient avant le crépuscule, avec des millions d’étoiles par dessus, et chaque matin j’avais le droit d’ écouter de la musique, oui, c’était magnifique l’endroit où j’ai vécu... !’
‘...Alors emmène nous.... ?’
‘...J’ai perdu les clefs, mon chéri... ! Et je ne connais plus le chemin... !’
‘...Tu nous y emmèneras un jour pépé... ?’
Il l’avait appelle pour la première fois _ ‘Pépé’. Bouzid se leva, prit son petit fils dans les bras. Le gamin le regardait dans les yeux. Bouzid sortit de sa poche, une petite médaille.
‘...Tu vois ceci, c’est un médaille que m’a offert mon père quand j’avais ton age, portes là, je te l’offre... ! Et puis tu vois ce cadeau c’est le plus beau cadeau que je puisse t’offrir en attendant de me rattraper... !’
Myriam, sortit l’album de famille, les photos de son mariage et ceux de ses enfants encore bébés..
Bouzid s’attardait sur chacune d’entres elles, comme s’il voulait s’imprégner de ces moments de joie qu’il n’avait pas vécu. Il posait mille et une questions sur les visages de ceux qu’il ne connaissait pas et ainsi, il put faire la connaissance grâce aux photos des gendres et parents de Julien.
Il se rappela que lui aussi avait un album autrefois, du temps où il posait avec sa femme HONORINE dans les jardins publics en compagnie de ses enfants. Hélas, tous ces vieux souvenirs en image avaient disparus, sans doute jetés quand on a du relouer son ancienne maison. Myriam s’aperçut de la tristesse de son père et lui enleva l’album de ses mains afin de ne pas réveiller en lui d’autres souvenirs pénibles qui faisaient partie de son ancienne vie.
Julien, après le dîner, ouvrit une bonne bouteille de champagne, et ils burent tous pour des lendemains meilleurs.
A suivre...