Lettre à Mme La Langue Judeo ArabeAlbert Simèoni
36 Street Adra Ferghè
Los Angélés.
A Madame EL LEGH’OUTI EL ARABIA/ YOUDIYA.
Avenue de Paris.
Tunis.
Bess’mellah el rah’man él ra’him.
Au nom de D ieu le miséricordieux.
‘....Yè lellAA............. ! Legh’ouéti el Arabiya/Youdiya, él ha’ni’nè..... !
Qa’dèch mant’qoq hlou ou é’qè’bri en’ti é’li chmat biq fi zogh’ro’ti
mé qèl nââr é’li ha’lit aï’nè’yè, é’qél nââr e’li jdèt.
En’èh , é’li é’wèl ma’rra, fi yal’ti, tssa’nèt qé’li’mètèq é’li khé’rjou mél fom omi ââ’zi’za
Meiha, allah yer’hama.
I’yè lou’lè’niyè e’li ghé’né’tèq fi hjo’ra, fi oud’nè’yè .
Ou omri mé’nssi’tèq ou ha’tè él youm nah’qi biq .
Ye hoch el ghé’li....... ! Mé’ghir biq en’dalli... i khoss’ni ha’jè ââ’ji’jè ;
él éwè él qè’rim e’li chimi’tou fi blé’di, él mqod’ssa.
YE OMI EL HANINE................... ! Ghné’yè’tèq maq’ssou’min ââla zouz ;
Arbi ou youdi, dew’khou’ni elf ou elf ma’ra.
Ji’tèq él youm, bjè rabi él qarim, yè maïma él mah’boub’ba........ !
Béch nah’fdèq ou néch’oq’roq ââ’la toul ha’yè’ti.
YE OMIIIIII EL HANINE......................... ! Bââd omi él chkhri’fè...... ! Mè fé’mèch
Nââr mé tya’da mé’ghir nchi’tèq, affé’lou el ghorb wel ouach’ é’li
méq’èl fiyè. Fi Franssa.
Ouni fél bled el jdi’dè nét’qèlèm biq mââ sha’bi fél qol ha’flè ou qol maj’mou’yat.
YE OMI EL HANIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINE...... !!!!...YOMRI mé ness’èq ha’ttè
él lekh’er nââr e’li béch i ji’ou béch i ghad’mou’ni âïneyè ; ha’bit en qo’loq
é’li en ha’bèq ewi...ewi...Barcha Barcha..... !
Aâ’liq él selem ou bara’qatou.
Abraham Breitou Chemyouni.
O Madame de mon langage judéo/arabe, l’affectueuse.
Combien ton parle et douce et noble, toi que j’ai entendu dans mon enfance
Depuis ce jour ou j’ai ouvert les yeux, ce jour de ma naissance.
Moi, qui fut le premier dans ma famille, à entendre tes paroles sorties de la bouche de ma grand-mère Meiha, que D ieu est son âme.
O chére Voix..... ! Sans toi je crois, il me manquera quelque chose de gracieux.
Le bel air de mon pays sacré que j’ai senti autrefois.
Elle qui fut la première à me chanter sur ses genoux dans mes oreilles.
Jamais je ne t’ai oubliE et encore aujourd’hui je te raconte.
O MERE AFFECTUEUSE........ ! Tes chansons sont partagées en deux, arabe et juive
, elles m’enivrent mille et une fois.
Je viens en ce jour, avec l’aide de Dieu, maman l’adorée
Pour te dire que t’honore et te remercie tout au long de ma vie.
O MAMAN AFFECTEUSE.................... ! Après ma maman la tendre... ! Il n’y a
pas un seul jour qui passe sans que je t’oublie, même si le manque et l’absence
me pèsent. En France.
Ici dans ce pays nouveau, je parle de toi avec mes amis, dans les fêtes et les réunions.
O MAMAN AFFECTUEUSE....................... ! Jamais je ne t ‘oublierai même au dernier _ jour où l’ont viendra clore mes yeux..... ! Je veux te dire que je t’aime énormément.... !
Je te salue et que D ieu te garde.