
Par : Sylvain
Ni pigeon, ni prédateur, l’insecte.
Il se leva, toujours avec sa petite chose accrochée à son index. Cette petite chose qui frétillait au rythme de son cœur. L’enfant aux yeux écarquillés, se releva donc tout ébahi. Ils sortirent bien après le lever du soleil, l’invité toujours assis sur son doigt levé.
Sur la grève, ils marchèrent sans se rendre compte que les heures s’écoulaient. Le soleil est tombé derrière les montagnes et le papillon tomba sous l’œil de l’enfant, sur le rivage. Emporté par le reflux, sur la crête des vagues, il s’en alla sans dire mot, vers l’océan, son paradis. Sur l’onde déroulée vers les grandes cimes invisibles, là où reposent les vies éphémères.
Là où reposent les vies éphémères.
Ni pigeon, ni ramier, seulement un papillon.
Sylvain.