Retour à Sfax 14Je vous propose ici une série de photos prises dans et autour du "Petit jardin"
C’est là que se rendent les mères de familles accompagnées de leurs enfants en bas âge.
Particularité de ce site public, il était interdit aux garçons de 10 ( ou 13 ?) à 65 ans.
Vous ne pouvez pas imaginer quelle était notre frustration, à nous qui avions dépassé la limite d’âge, de ne pas pouvoir y rentrer ne serait ce que pour dire bonjour à nos connaissances ou simplement nous détendre.
Quand on avait le malheur d’enfreindre cette règle que nous ne pouvions que trouver absurde, le gardien, qui était manchot, nous fondait dessus sans qu’on l’ait vu approcher et nous expulsait sans autre forme de procès.
A mon grand soulagement j’ai pu constater que cette règle avait été abolie puisque j’ai pu y pénétrer, en toute impunité, cet été.
Mais j’ai été surpris par le peu de fréquentation de ce jardin qui , jadis, grouillait de monde.
Mais peut être que je me trompe et que c’était déjà le cas les chaudes après midi d’été.
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Vue d’ensemble du petit jardin avec en arrière plan l’hôtel des oliviers |
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La porte d’entrée Où est donc passé le marchand de caques salés ? |
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Le banc caractéristique |
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L’immeuble Zana Le Colibri a été remplacé par l’UBCI |
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La renaissance est devenu un restaurant |
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Autre vue de l’immeuble Madar où je demeurais |
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La villa Rogopoulos en plein centre ville |
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Sur l’autre face de cet immeuble se tenait la gargotte de Fraïm |
Le petit jardin qu’on nommait aussi la pépinière. Comme nous avons été frustrés et avant l’age encore.
A l’entrée, une pancarte sévère interdisait l’accès aux garçons de 15 à 65 ans.
Dans mon article : Mon ami Claude Siméoni, j’ai omis de parler du petit jardin, pour la bonne raison que je n’ai pas trouvé une photo appropriée. Voila ce qui s’est passé : Nous avons fêté ma Bar Mitsva quand j’avais douze ans et quatre mois, pour la bonne raison que j’étais haut de taille et mes parents, selon le conseil de Rabbi Isaac ont anticipé la communion.
Si je trouve une photo de l’époque, je vous la montrerai.
Brame, le jour J, j’arrive avec mes amis au petit jardin, pour nous asseoir et aussi pour prendre des photos, quand le gardien m’a barré le passage. J’avais beau dire mon age, il est resté de marbre. Il m’a dit a peu près :
— Si vous n’avez pas la carte d’identité, revenez dans quarante ans.
Il en était de même, à la communion de Claude. On a permis à tous les enfants d’entrer, a part moi. Mais ils n’y sont pas restés longtemps à cause de moi.