Retour à Sfax 7 Retour à MA maison

  • Auteur(s) : Joseph
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  • Publié le : mercredi 24 août 2005

En bref

Je ne reconnais vraiment rien, tous les pavillons qui bordaient la route de Tunis ont été remplacés par des immeubles et les distances, avec l’âge se sont rétrécies.



Je lui dis :
- Doucement, doucement.
Puis j’aperçois sur la gauche une villa qui évoque quelque chose au plus profond de ma mémoire (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit de la maison du Dr Rekik).
- A gauche s’il te plait...
Nous tournons à gauche mais bien que cette rue me soit familière, ce n’est pas ma rue, nous avons dû la dépasser .
Au bout de la rue, j’aperçois l’école Franco-Arabe .
- A gauche s’il te plait..... encore à gauche... nous y sommes et là la chair de poule m’envahit j’aperçois l’immeuble qui est resté tel quel avec son jardin ; en face l’immeuble Hamrouni. Je suis saisi, le rêve que je caresse depuis des années est en train de se réaliser devant moi avec à mes côtés ma femme et ma fille.

En arrière plan, l’immeuble Cohen où j’habitais - 36.4 ko

En arrière plan, l’immeuble Cohen où j’habitais

L’immeuble Hamrouni qui était en face de l’immeuble Cohen - 42.9 ko

L’immeuble Hamrouni qui était en face de l’immeuble Cohen

Derrière le feuillage, MA maison - 24.9 ko

Derrière le feuillage, MA maison

Nous descendons de la voiture et nous faisons le tour, nous avons du mal à observer les fenêtres de ma maison car la végétation est devenue abondante dans le jardin ; un gros palmier et un figuier ont même poussé comme ça spontanément nous dira plus tard le propriétaire des lieux. _ On arrive tout de même à voir les volets, jusques et y compris les faux volets moulés dans le ciment pour simuler une fausse fenêtre par souci d’harmonie avec les vraies fenêtres des étages supérieurs.
Je dis à Mahmoud :
- Mon rêve le plus fou serait de pénétrer dans ma maison.
- Eh bien on va frapper à la porte.
Et joignant le geste à la parole, il grimpe les 3 marches, se dirige vers la porte de l’appartement, sonne....

Les 3 marches qui mènent à ma maison, sur la gauche - 54.7 ko

Les 3 marches qui mènent à ma maison, sur la gauche

La porte d’entrée - 15.7 ko

La porte d’entrée

Un homme affable lui ouvre la porte.... Visiblement Mahmoud le connaît ; Mahmoud connaît tout le monde à Sfax.
- Voilà ce monsieur a habité dans cet appartement et il voudrait le revoir à nouveau.
- Tfadal, markhaba bikom.... Entrez et soyez les bienvenus nous dit le brave homme, propriétaire des lieux.
Je lui explique que cela fait 43 ans que je rêve de revoir appartement et que même habitant encore à Sfax après l’avoir quitté, je n’y avais jamais pénétré ; je l’avais approché, mais par timidité je n’avais jamais osé demander à m’y introduire. Je lui dis encore que régulièrement cette maison revient dans mes rêves.
Un peu surpris de ce qui lui arrive d’un seul coup sans prévenir, il nous fait pénétrer dans ma maison, enfin dans sa maison... une émotion intense me saisit. Comment vais je la retrouver, dans quel état.
En fait l’appartement est dans un état parfait d’entretien comme jamais j’aurais pu l’imaginer. Tout a été refait, les murs sont recouverts de carrelage, la cuisine et la salle de bains sont équipées comme les appartements les plus modernes.

Le salon - 14 ko

Le salon

La cour où s’ébrouaient les poulets de Kippour - 18.4 ko

La cour où s’ébrouaient les poulets de Kippour

Je visite une à une les pièces, la cuisine, la salle de bain, la cour, où nos faisions grandir des poulets et des pigeons, qui me paraît bien petite par rapport à ce qu’elle me paraissait, étant petit, peut être est ce à cause des placards qui y ont été aménagés.
J’arrive enfin dans la chambre des parents qui est aménagée presque à l’identique de ce qu’elle était quand nous y vivions.

La chambre où je suis né - 14.8 ko

La chambre où je suis né

- C’est dans cette chambre que je suis né, puis je ouvrir la fenêtre.
- Bien sûr, vous êtes chez vous.
J’ouvre la fenêtre comme je le faisais étant gosse et que vois-je gravé sur le marbre du rebord de la fenêtre... 2 lettres : HB.
- C’est quoi ces 2 lettres ?
- Je ne sais pas, elles ont toujours existé me dit il.
- Il s’agit des initiales de l’un de mes frères, il a dû les graver étant gosse et puis elles sont restés là figées depuis 43 ans.

Les barreaux des fenêtre au travers desquels je me glissais pour quitter le domicile - 19.1 ko

Les barreaux des fenêtre au travers desquels je me glissais pour quitter le domicile

HB, les initiales de mon frère gravées dans le marbre de la fenêtre - 13.8 ko

HB, les initiales de mon frère gravées dans le marbre de la fenêtre

L’émotion est intense, je sais que je vis là des instants qui resteront gravés dans ma mémoire jusqu’à la fin, et je les savoure.

A suivre

  • > Retour à Sfax 7 Retour à MA maison, le 25 août 2005, par FREDIB

    il faut reconnaitre que l’immeuble cohen n’a pas beaucoup changé.

    cette rue elle est imprimée dans ma mémoire,peut etre parce que j’ai fait une courte carriere, d’ouvreur et plieur de paquets de thé chez henry cohen.

    mais le souvenir le plus persistant sur cette rue,c’était un jour ou en avait fait un concours de cerf-volants.
    j’étais sur le point de remporter encore une victoire facile .mon cerf-volant prenait de l’altitude bien plus vite que les autres ,et il tirait comme un chameau. en un temps record,il était a peine perceptiblle. quand je senti un mou soudain , il avait rompu la ficelle,et il descendait en une lente chute libre.
    je pris le galop en sa direction. il a fallut qu’il tombe dans cette sacrée rue ,un km plus loin,dans un pavillon,a 45 degres a gauche en regardant par le fenetre de joseph.
    un garcon de mon age que j’ai connu a l’ecole cahat,me le rendit aimablement, malgré les dégats causes ,a son parterre de fleurs

    si mes souvenirs sont exacts mon cousin Claude était témoin de ce petit drame

    • > Retour à Sfax 7 Retour à MA maison, 25 août 2005, par Joseph
      Freddy ; Je ne me souviens plus de cette aventure, mais 1 km plus loin me semble éxagéré ou alors tu as du te retrouver pas loin de la plage poudrière
  • > Retour à Sfax 7 Retour à MA maison, le 24 août 2005, par guilat51

    yoseph cher ami

    je suis tellement sure que tes mains et les pieds ont tremble comme une jrida qand ont arrive a la maison de d’ou ont est nee cest tellement naturel. a part ca tu sais pas combien coute une maison comme la tienne.jo merci merci merci ya aiichek pour tout clement de natania

  • > Retour à Sfax 7 Retour à MA maison, le 24 août 2005, par nathan
    Tu et entré dans ta maison, par contre Freddy est arrivé devant notre maison, il la regardée, il l’a photographiée, mais il n’y est pas entré. Dommage, car la prochaine fois, elle ne sera peut être plus. Nous avons quitté cette maison, qui était la propriété de mon grand père Chloumou Allouche, mon oncle l’a quittée après nous, il la tout simplement fermée et il est parti pour La France avec sa famille. H. B. sont certainement les initiales de ton frère.
  • > Retour à Sfax 7 Retour à MA maison, le 24 août 2005, par Camus

    H.B. Bien sur, il s’agit de Hubert Bouhnik, il a il a laissé des traces à Sfax, que D. lui donne une bonne santé. Je suis entré chez vous, quelques fois, mais mes souvenirs sont flous. Ce que je me rappelle, c’est que vous habitiez au rais de chaussée, la première porte a droite, je crois.

    En 1956, j’ai travaillé quelques semaines chez Henry Cohen, dans le même étage, dans une grande salle, a ensacher le thé dans des paquets de 250 grammes. Ensuite je suis passé au rayon du pliage des sachets, avant l’agrafage. Enfin, on m’a muté aux fonctions du pesage, un travail de confiance, mais je ne me suis pas méfié d’un autre candidat I. L. et j’ai eu quelques ennuis avec ce con jaloux.

    • > Retour à Sfax 7 Retour à MA maison, 24 août 2005, par Joseph
      Moi aussi j’ai travaillé au pliage des sachets et à la fin de ma séance j’étais payé 18 ou 20 millimes.

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